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LE PRESIDENT DE LA HAUTE AUTORITE DE LA TRANSITION

L’homme des défis et des réussites
A 35 ans, Andry Nirina Rajoelina assume avec aisance et modestie le rôle du plus jeune chef d’Etat africain. Il a fait preuve de courage et certains de ses anciens amis ont même affirmé que depuis son plus jeune âge, Andry Rajoelina a toujours aimé les défis. Le président malgache de l’actuel régime de transition témoigne encore de la même volonté, reste toujours souriant et ne recule devant rien. A la tête de la mairie d’Antananarivo, déjà, Andry Rajoelina a fait de ses priorités, l’amélioration de la vie sociale des Malgaches. A 19 ans, il était déjà réputé dans le monde des organisateurs d’événements. En 1998, il est à la tête de l’entreprise INJET, première entreprise à promouvoir l’impression numérique à Madagascar. Il est, depuis, le Leader de la Publicité et de la Communication dans la Grande île. La même année, il a été sacré lauréat du concours des entrepreneurs de l’Océan Indien organisé par le magazine Echo austral. En 2001, il a obtenu le 1er prix du jeune entrepreneur de Madagascar organisé par la banque BNI Crédit Lyonnais. En 2006, Andry Rajoelina devient le propriétaire de la chaîne audiovisuelle VIVA, englobant une station de radiodiffusion et une station de télévision dont le slogan révèle son ouverture d’esprit : « Le Feeling de toutes les générations ».  

Le maire de la ville d'Antananarivo (Capitale de Madagascar)
En 2007, Andry Rajoelina, décide de se lancer dans la course à la mairie d’Antananarivo, capitale de Madagascar. Il s’aligne sous les couleurs de TGV (Train à Grande Vitesse, un surnom du à sa rapidité d’action devenu Tanora malaGasy Vonona,  littéralement, Jeunes Malgaches Prêts). Il a, alors, comme principal adversaire, le candidat du parti présidentiel TIM (Tiako I Madagasikara signifiant J’aime Madagascar). Le 12 décembre 2007, la population d’Antananarivo a tourné une page de son Histoire en reniant ce parti présidentiel. En effet, Andry Rajoelina est élu avec 63,32% des suffrages exprimés. Fervent catholique, il fait sien  le verset suivant : « Toute l'eau des océans ne suffirait pas à éteindre le feu de l'Amour. Et toute l'eau des fleuves serait incapable de le noyer. Imaginons quelqu'un qui offrirait tous ses biens pour acheter l'amour : il ne manquerait pas de recueillir le mépris » (Cantiques des Cantiques : 8 : 7). Son programme repose alors sur 12 points précis. Ce programme ambitieux et plein d’audace (en y incluant le réaménagement de la place historique d'Andohalo, la construction de l’Institut des Métiers de la Ville, l’aménagement du Marais Masay, la reconstruction de l'Hôtel de Ville, incendié lors de la manifestation en 1972 et beaucoup d’autres projets d’ordre socio-économique effectivement réalisés) lui ont permis de démontrer qu’il est un homme de parole et qu’il tient toujours ses promesses.

La « Révolution Orange » malgache
Mais, au fil du temps, Andry Rajoelina fait l’objet d’une discrimination sans nom de la part du pouvoir central, pour la simple raison qu’il ne fait pas partie de la mouvance présidentielle. Tout n’est alors qu’excuse pour mettre des bâtons dans les roues de cette volonté réelle de développer effectivement la Capitale de Madagascar. La moindre liberté individuelle ayant été bafouée, Andry Rajoelina lance un appel à la population, le 17 janvier 2009, pour inaugurer la place de la démocratie à Ambohijatovo. Plus de 100.000 de personnes répondent au rendez-vous. C’est à partir de là qu’ont débuté les manifestations contre l'ancien régime Ravalomanana et la « Révolution orange » malgache vers un changement radical dans la gestion des affaires de tout le pays. Le peuple malgache attendait un leader depuis de longs mois. Il l’a trouvé en la personne du Maire d’Antananarivo qui se pose alors comme le porte-parole d’un peuple appauvri et chef de fil de l’opposition. Le 7 février 2009, plus d’une trentaine de manifestants sont froidement abattus sans sommation et près de 210 autres sont blessés par des gardes présidentiels appuyés de mercenaires, durant la marche pacifique  vers le palais présidentiel d’Ambohitsorohitra. Il s’ensuivit une répression aveugle aussi féroce qu’atroce, de la part du pouvoir. Ce n’est que le 17 mars 2009 que Marc Ravalomanana décide de son propre chef de remettre les pleins pouvoirs à un Directoire militaire. Les officiers supérieurs des trois armes (Armée, gendarmerie, police) refusant ce genre de régime transmettent à leur tour ces pleins pouvoirs à Andry Rajoelina qui entend diriger cette transition avec une main de fer dans un gant de velours.

Ne pas confondre vitesse et précipitation
Le régime de transition ayant été entériné par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) pour combler un vide juridique, Andry Rajoelina prête officiellement serment, le 21 mars 2009, dans le stade municipal de Mahamasina archi-plein, en tant que Président de la Haute Autorité de la Transition (HAT). Ce, pour une durée de 19 mois au lieu des 24 mois prévus initialement. En effet, sa feuille de route, ayant pour point de départ les assises nationales des 2 et 3 avril 2009, a été revue pour raccourcir tant que faire se peut, l’intervalle vers un retour à la constitutionnalité suivant tout régime de transition. Pour le Président de la HAT, les points importants demeurent : la révision de la Constitution pour l’entrée vers la IVè République de Madagascar ; la mise en application effective du Code de la Communication ; la refonte du Code électoral ; l’indépendance effective de la Commission nationale des élections ; le referendum électoral. Il s’agit des conditions sine qua non à concrétiser avant l’organisation de tout scrutin électif. Pour le Président Andry Rajoelina, malgré son surnom, il ne s’agit pas de confondre vitesse et précipitation afin de ne plus hypothéquer l’avenir des générations malgaches futures. Madagascar étant un Etat souverain, la réussite de cette entrée vers sa IVè République demeure, avant toutes autres considérations, l’affaire des Malgaches eux-mêmes qui doivent être les seuls maîtres de leur destinée.