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November

Intervention du Chef de l’Etat aux dialogues présidentiels : priorité au pragmatisme

source: Présidence de la République de Madagascar
19-Nov-2008

 
 
 
 
 

Le Président de la République, Marc Ravalomanana, est intervenu ce mercredi 19 novembre 2008 à la série de dialogues présidentiels organisés depuis hier au National Leadership Institute, à Iavoloha, et auxquels participent les autorités nationales, les membres du secteur privé, ceux de la société civile, ainsi que les représentants des partenaires techniques et financiers.

Ayant successivement pris part aux débats axés sur les engagements 4, 5 et 6, le Chef de l’Etat s’est exprimé en faveur du pragmatisme et de la coordination dans les échanges d’idées entre chaque partie. Ainsi, le Président de la République a partagé ses points de vue en ce qui concerne la lutte contre le vih/ sida  - suggérant un changement de stratégie nationale compte tenu de l’évolution de la situation dans ce domaine. Parallèlement, les Chefs Fokontany, les maires, aussi bien que les Eglises et les enseignants devront être responsabilisés en conséquence. « Il faut que nous fassions preuve de davantage de solidarité et de responsabilité pour vaincre le fléau. De même, les campagnes de sensibilisation et d’information devront dorénavant être plus agressives ». Le Chef de l’Etat a mis l’accent sur la nécessité de disposer de statistiques fiables afin de maintenir la confiance de la population et des partenaires, mais aussi sur l’importance d’adopter une approche explicative, car « la lutte contre le vih/ sida est davantage une question d’éducation de mentalité », selon ses propos.

Le Président Ravalomanana a, par la suite, participé aux travaux de commission sur le développement de l’agriculture, stipulé dans l’engagement 4, rappelant à l’assistance que l’augmentation de la production, notamment rizicole, constitue la clé du développement. Dans ce sens, le Chef de l’Etat a suggéré l’accélération des actions en mettant à la disposition de chaque région les moyens matériels nécessaires à travers la commande de 411 tracteurs qui seront acheminés de l’Inde, d’ici à la fin de l’année. L’objectif est, selon le Président de la République, d’atteindre une production de 7 millions de tonnes en 2009, comme le prévoit le MAP,  « chaque région devra se mobiliser dans cette perspective et sera dotée de moyens nécessaires pour y arriver ». Le Président Ravalomanana a exhorté les participants à « concentrer leurs efforts pour l’obtention de la confiance des paysans, afin d’accélérer les campagnes de sensibilisation sur l’augmentation de la production agricole ». Et de suggérer la création de coopératives (Malagasy Cooperative Center), pour mieux encadrer les paysans.

En ce qui concerne les débats axés sur la micro finance, le Président de la République a mis en exergue la contribution de celle-ci à l’économie à forte croissance (engagement 6), et la nécessité d’offrir aux femmes malgaches la chance de participer activement au développement. « Les femmes constituent près de 56% de la population, si nous leur donnons l’accès à la micro finance, nous pouvons nous assurer que les résultats seront significatifs », devait déclarer le Président Ravalomanana, lors de son intervention. Une fois de plus, le Chef de l’Etat a suggéré la création de coopératives malgaches, en collaboration avec la Suède, pour une micro finance à faible taux d’intérêt en faveur des femmes, l’objectif étant de pouvoir atteindre jusqu’à un million de membres par association dans tout Madagascar. D’un point de vue général, le Président de la République a réitéré qu’ « il est fondamental de soutenir les PME à l’heure actuelle, car il en va de l’avenir même de l’économie nationale ».

Tout au long de ses interventions au cours des travaux de commissions des dialogues présidentiels, le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de coordonner chaque engagement avec la lutte contre le vih/ sida qui devra dorénavant être impliquée dans chaque action pour le développement du pays.


Le Secrétariat à la Communication


 

Une cargaison de drogue saisie par les autorités douanières

source: Présidence de la République de Madagascar
19-Nov-2008

 
 
 
 
 
 

Une cargaison de drogue, cocaïne et héroïne, transportée dans un container, a été saisie au Port de Toamasina, par les autorités douanières et les forces de l’ordre. Cette cargaison en provenance de Pakistan a été importée par une société implantée à Madagascar. Selon les explications du Directeur Général des Douanes, Vola Razafindramiandra, lequel a présenté au Président de la République l’échantillon de cette drogue saisie, cet après-midi, au Palais d’Etat d’Iavoloha, la cocaïne  a été dissimulée dans la manche de 35 raquettes de tennis (environ 10g par raquette), tandis que l’héroïne (environ 10kg) a été  cachée dans quelque 108 petites serviettes. Ces stupéfiants que le scanner n’a pu être détectés avaient été interceptés grâce au savoir-faire et à la collaboration entre les services de renseignements, des autorités douanières, et les gardes côtières. La valeur de la cargaison se chiffre à 600.000 Ariary le gramme pour la cocaïne, et 300.000 Ar le gramme pour l’héroïne, selon le Directeur Général des Douanes. 


Les autorités malgaches appellent ainsi à l‘extrême vigilance de toute la population, notamment en ce qui concerne la préservation de la jeunesse face à ces risques réels d’introduction de drogue dure, et face à toutes sortes de forme de terrorisme et de blanchiment d’argent.


Le Secrétariat à la Communication

 
 


 

Dialogues présidentiels 2008, « la meilleure approche du partenariat pour le développement du pays », selon le Président de la République

source: Présidence de la République de Madagascar
18-Nov-2008

 
 
 
 
 
 

Le Président de la République, Marc Ravalomanana, a ouvert, ce mardi 18 novembre 2008, les dialogues présidentiels, organisés chaque année dans le cadre du renforcement de la bonne gouvernance, de l’efficacité et de la transparence, en présence des Chefs d’institution, des membres du Gouvernement, du Secrétaire Général chargé du Conseil et du Suivi du MAP, Andry Ralijaona, des élus et autorités régionales, des représentants du secteur privé et de la société civile malgache ainsi que des membres du Corps diplomatique et représentants des partenaires techniques et financiers.

Prenant la parole, le Président Ravalomanana a insisté sur la pertinence d’un tel évènement qui constitue une plate-forme d’échanges directs, transparents et audacieux avec les autorités à tous les niveaux et les citoyens responsables, pour le développement. Il s’agit, selon le Chef de l’Etat, de mesurer le chemin parcouru dans le processus du MAP par rapport aux objectifs à travers une évaluation et de rechercher des mesures correctives, compte tenu du contexte et de la conjoncture socio-économique actuels. « Ces Dialogues Présidentiels ont la valeur que vous leur donnez. Si vous êtes prêts à débattre les vrais problèmes, si vous êtes prêts à accepter les critiques constructives, si vous êtes prêts à analyser les raisons d’un échec pour en tirer des leçons, si vous êtes ouverts et francs, ces dialogues constituent la meilleure approche  du partenariat pour le développement du pays », a déclaré le Président de la République.


Beaucoup reste encore à entreprendre dans différents secteurs, d’après le Président malgache, pour ne citer que les domaines de l’éducation, de l’alimentation en eau potable, et de la lutte contre le vih/sida. Face à la crise mondiale, il est crucial, selon le Chef de l’Etat, de redoubler d’efforts pour l’augmentation de la production alimentaire, et tout particulièrement celle rizicole, par le recours aux techniques modernes et l’utilisation de matériels aux normes. Prônant la professionnalisation des paysans, le Président Ravalomanana a appelé à la consolidation des efforts du Ministère de tutelle, des responsables au niveau de chaque région et des partenaires techniques et financiers pour la recherche de stratégies pour le développement du secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, en collaboration avec les paysans et les membres du secteur privé.

Convaincu de la réussite de la semaine consacrée aux dialogues présidentiels, le Chef de l’Etat a exhorté tous les participants à assumer leur rôle en faisant preuve de solidarité et en adoptant une même vision pour l’atteinte des engagements du MAP.

 


L’ouverture des dialogues présidentiels 2008 a été également une occasion pour les représentants des partenaires techniques et financiers, ceux du secteur privé et de la société civile, de s’exprimer face à l’assemblée et de faire partager leurs idées concernant les acquis et les inachevés liés au défi du développement national.

Prenant la parole au nom des Partenaires Techniques et Financiers de Madagascar, pour dresser un bilan des engagements annoncés en 2007, le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, Monsieur Xavier Leus, a déclaré : “la tenue de ces six journées de dialogues entre le Gouvernement, le secteur privé, la société civile et les partenaires techniques et financiers démontre la volonté du Gouvernement pour aller de l’avant en revoyant ensemble les différents engagements annoncés lors du précédent dialogue présidentiel tenu en 2007. Le mot-clef prononcé par Son Excellence Monsieur le Président de la République l’année passée, et répété à l’ouverture, est la confiance, et c’est ce qui se construit à travers ce Dialogue ».


M. Xavier Leus de souligner que « les OMD restent le cadre de référence de la communauté internationale et leurs réalisations dans les délais constituent le minimum d’effort à consentir en matière de développement”. « Pour faciliter l’alignement et l’harmonisation des partenaires techniques et financiers, la mise en œuvre et le suivi du MAP devraient donc intégrer de manière plus prononcée ces OMD. Le défi de la traçabilité  de ces OMD dans les programmes sectoriels et dans le budget reste une urgence et une priorité pour mieux suivre les progrès et lever plus de ressources d’aide publique au développement. La culture du résultat, liée à la transparence et au nivellement des règles du jeu sont des piliers indiscutables pour le partenariat de développement qui souscrit au MAP”, a-t-il fait remarquer.

 

 

Dans la foulée, les membres du Gouvernement, dirigés par le Premier ministre Charles Rabemananjara, sont également intervenus pour faire état des résultats obtenus par rapport aux objectifs et engagements des dialogues présidentiels  2007, ainsi que des obstacles majeurs identifiés en conséquence. C’est ainsi que les Ministres de la Justice, Madame Bakolalao Ramanandraibe,  de l’Education Nationale, Madame Stangeline Ralambomanana, de l’Agriculture et de l’Elevage et de la Pêche, Monsieur Panja Ramanoelina, de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, Monsieur Ivohasina Razafimahefa, ont, tour à tour, développé les conditions de mise en œuvre des huit engagements du MAP. Un bilan qui aura permis de faire un constat des avancées et des réalisations majeures, dont : 

En matière de Gouvernance Responsable et de Solidarité Nationale
- renforcement des moyens de défense et de sécurité de proximité de la population
- accélération du traitement des dossiers des personnes détenues
- meilleur recouvrement fiscal
- augmentation des subventions aux collectivités
- meilleure déconcentration des services publics
- législation concernant les personnes âgées et les enfants
- patrimoines culturels nationaux sauvegardés et valorisés
- augmentation des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle et d’acteurs de développement culturel formés, ainsi que de séances de formation des associations en éducation à la
- augmentation de la proportion de la population pauvre ayant accès au service de la santé,
- élaboration de textes régissant la carte verte pour les personnes âgées
- augmentation du nombre de femmes dans les institutions locales, régionales, nationales

 

 

En matière d’éducation et de santé, plusieurs ratifications de cadre juridique pour la petite enfance et pour le primaire à 7 ans dans 20 CISCO, ou encore la gratuité des kits d’accouchement et des opérations césariennes, ainsi que la dotation de moustiquaires imprégnés pour 1 500 000 foyers.

 

 

Le Développement rural en harmonie avec l’Environnement et la sécurité foncière a été la base de réalisation des engagements 4 et 7 à travers, entre autres :
- l’établissement de Certificats et titres fonciers
- une meilleure production rizicole
- un accroissement du taux de production laitière
- un accroissement de la production annuelle halieutique
- un bon taux de pénétration des institutions de microfinance

 

 

Des améliorations majeures ont été aussi relevées en matière d’infrastructure reliée, à travers :
- Augmentation de la production énergétique
- Nette augmentation de la Puissance totale disponible
- Finalisation de la mise en place des cadres réglementaires relatifs à la production d’énergie
- Une seule augmentation du prix du kWh en 2008.
- Augmentation du taux de pénétration de la téléphonie grâce à la participation active et effective des opérateurs dans les investissements
- Mise en place des cadres réglementaires en cours:
- Démarrage de l’installation de deux fibres optiques sous-marins;
- Meilleures capacités de transport en surface
- Entretien et réhabilitation des routes
- Désenclavement des communes
- Meilleur taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement

Et enfin, en matière d’Economie à forte croissance, on a pu noter :
- renforcement du secteur privé
- amélioration de l’environnement des affaires
- création d’emplois directs dans le secteur touristique et une nette augmentation des visiteurs.


Le représentant du secteur privé, Monsieur Odon Raveloson,

 

 

devait, pour sa part, mettre l’accent sur le coût exorbitant de la production énergétique à Madagascar, mais aussi des effets inévitables de la crise mondiale qui constituent une menace à la sauvegarde du pouvoir d’achat des ménages et un frein à la croissance économique des entreprises. Enfin, la porte-parole de la société civile, Madame Lalao Randriamampionona n’a pas manqué de souligner la nécessité de renforcer davantage l’engagement relatif à la solidarité nationale qui mérite d’être compris et acquis par l’ensemble de la population.

 

 

Sollicitant une collaboration plus franche et plus large entre les autorités nationales à tous les niveaux, les bailleurs de fonds et la société civile, Madame Lalao Randriamampionona a lancé un appel à la promotion du genre afin que la femme soit davantage représentée au niveau de la vie de la nation.

Le Secrétariat à la communication
                                                                                         

 

 


Allocution de S.E. Marc Ravalomanana,
Président de la République de Madagascar
Ouverture des Dialogues Présidentiels
Mardi 18 Novembre 2008


Excellences,
Honorables Invités
Mesdames et Messieurs,

Bonjour !

En novembre 2007, j’ai promis que nous aurions chaque année des Dialogues Présidentiels.

Nous revoilà tous ici. Nous avons tenu promesse, parce qu’il faut tenir ses promesses, et parce que ces Dialogues Présidentiels sont importants. Ils contribuent au renforcement de la bonne gouvernance, de l’efficacité et de la transparence, non seulement pour le secteur public, mais aussi pour le secteur privé, la société civile et nos partenaires internationaux.

Ces Dialogues Présidentiels ont la valeur que vous leur donnez. Si vous êtes prêts à débattre les vrais problèmes, si vous êtes prêts à accepter les critiques constructives, si vous êtes prêts à analyser les raisons d’un échec pour en tirer des leçons, si vous êtes ouverts et francs, ces dialogues constituent la meilleure approche  du partenariat pour le développement du pays.

Les Dialogues Présidentiels 2008 seront différents des Dialogues Présidentiels 2007. L’année dernière, nous avons pris des engagements pour atteindre les objectifs du MAP et des Programmes Sectoriels. Cette année, nous devons analyser ce qui a bien marché et pourquoi. Mais surtout,  nous devons analyser ce qui n’a pas bien marché, pourquoi, et quelles mesures nous devons prendre pour mieux réussir.

Nous pouvons être contents de la situation économique et financière en général. Cette année, la croissance économique sera autour de 7%. Jamais nous n’avons eu autant d’investissements internationaux. Partout on construit de nouveaux bâtiments. L’Ariary a tenu bon jusqu’à maintenant. L’inflation baisse lentement mais régulièrement. La pression fiscale a augmenté. Le déficit budgétaire a diminué. Le budget 2009 va augmenter de 11%.  Imaginez une augmentation de 11 pourcent dans un monde où tous les pays industrialisés corrigent leurs prévisions à la baisse.

Nous sommes une île. Mais la mondialisation nous concerne comme tous les autres pays. La crise financière mondiale ne nous a pas bouleversé. Nous avons tous vu les images frappantes des catastrophes alimentaires à la télévision et dans les journaux.


Mais Madagascar n’a pas été sévèrement affecté par la crise alimentaire mondiale comparé aux autres pays. Le Gouvernement, les Ministères des Finances et de L’Économie, et la Banque Centrale ont  bien travaillé. 

Mais tout  cela ne signifie rien pour les familles qui ont des revenus moyens ou très bas. Elles voient les choses différemment. Les  prix ont monté, mais les salaires n’ont pas suivi au même rythme. Et ceux qui n’ont pas d’emploi ne voient pas le progrès.

Est-ce que nous avons des réponses pour eux ? Je crois que oui. La clé pour moi c’est la création d’emplois. Nous devons créer des emplois suivant notre vision « Madagascar, naturellement ! ». à cet égard, les investissements, surtout les investissements nationaux, ont un rôle important à jouer.

Nous apprécions les investissements internationaux. La compagnie Canadienne Sherritt embauchera des milliers de Malgaches. Mais les petites et moyennes entreprises Malgaches sont la clé du développement. Il faut soutenir les anciennes et les nouvelles PME à tout prix.

Mais partout il y des contraintes. On sent encore la lenteur de la bureaucratie et les effets néfastes de la corruption. Par ailleurs, Il a des problèmes de financement et de sécurité.

Je vous demande à tous de bien réfléchir dans vos discussions comment nous pouvons aider les jeunes entrepreneurs à créer des emplois, en particulier dans nos secteurs clé. Mais aussi, et surtout créer des emplois dans les secteurs où nous pouvons créer de la valeur ajoutée en transformant  nos produits naturels. Cela nous donnera une chance d’avoir une meilleure position sur le marché international.

Je suis  content de constater que, dans le cadre de la gouvernance, de nombreux engagements que vous avez pris sont devenus réalité. La sécurité a été renforcée, même si ce n’est pas encore visible pour tous. Il y a moins de zones rouges.  La corruption a baissé comme l’a constaté l’index de Transparency International.

Le Ministère de la Justice a procédé à des réformes importantes telles que la création du Conseil de la Magistrature. Le nombre des détenus sans procès a considérablement diminué.

Mais il y d’autres aspects de la gouvernance qui méritent plus d’attention et d’efforts, car les résultats ne sont pas satisfaisants. Par exemple, la décentralisation. On a discuté de ce sujet au cours de nombreux ateliers et séances de travail. Des projets de loi ont été préparés.


Madagascar a fait beaucoup de progrès selon l’Index du Développement Humain (Human Development Index) des Nations Unies. Nous ne sommes plus dans le groupe à « développement bas », mais dans le groupe de pays à « développement moyen », grâce surtout à nos efforts dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Il y a peu d’états dans le monde qui ont avancé aussi vite dans l’éducation primaire. Mais maintenant, il faut  faire le même saut qualitatif dans l’éducation secondaire, supérieure et dans la formation professionnelle.

Dans le secteur de la santé, il faut recruter un personnel qualifié, car nous avons construit et réhabilité des centres de santé.  C’est un point crucial à revoir si nous voulons éliminer le paludisme, et surtout, réduire la mortalité infantile.

Par ailleurs, je lance un appel à nos partenaires, car nous devons redoubler d’efforts si nous voulons garder le taux de prévalence du SIDA en dessous de 2 % 

Dans le domaine de la santé nous avons eu des résultats significatifs et encourageants. L’objectif du MAP d’atteindre un taux de prévalence contraceptive de 30% en 2012 est déjà atteint.

Le nombre d’enfants qui dorment sous un moustiquaire est  beaucoup plus élevé que prévu pour cette année.

Nous avons également fait des progrès pour améliorer les conditions de vie des paysans et pour lancer la révolution verte. D’ici la fin de l’année, 20.000 paysans auront reçu un titre ou un certificat foncier. Dans un an et demi ils seront cinq fois plus. Vous voyez, après un début un peu lent les choses maintenant avancent bien dans le foncier.

Je sollicite vivement l’assistance technique et financière de nos partenaires pour accélérer l’informatisation des livres fonciers, afin de couvrir tout le territoire malgache.

Il faut faire mieux dans le secteur de l’agriculture, car les résultats ne sont pas satisfaisants.  À la fin de l’année, nous aurons  une croissance de moins de 10 pourcent. Nous serons loin de l’objectif de 5 millions de tonnes de la PGE 2008 - et on a déjà réduit l’objectif ! 

Si nous continuons à ce rythme, nous n’atteindrons pas l’objectif du MAP de plus de 10 millions de tonnes de paddy. Mais nous voulons et nous devons devenir un pays exportateur du riz. Cela va rendre les paysans producteurs prospères et en même temps diminuer le prix du riz pour les consommateurs malgaches.

Je vous demande alors de bien analyser pourquoi nous n’avons pas atteint les objectifs fixés. Nous savons qu’avec plus d’engrais, de meilleures semences et le SRI nous pouvons doubler la récolte. Nous devons réagir tout de suite et prendre les mesures nécessaires. Je lance un appel  au Gouvernement, au secteur privé et aux bailleurs de fonds. Le succès attendu dans le secteur rizicole requiert un partenariat dynamique entre le secteur public, le secteur privé et les bailleurs.


Bientôt, la population d’Antsiranana et tous les usagers de la route profiteront de la route nationale qui n’a pas été entretenue depuis 40 ans. Elle est presque terminée. Je dis presque, car il reste encore 30 kilomètres à terminer. 30 kilomètres sur un total de plus de 300 kilomètres de nouvelle route !


On aurait pu éviter ce délai avec une meilleure planification et une meilleure coordination entre l’état et les partenaires nationaux et internationaux concernés. Je vous demande de trouver une solution rapide et de tout faire pour éviter ce genre de problème à l’avenir.


Nous avons également besoin d’une meilleure planification et d’une meilleure coordination dans le secteur de l’énergie. Les délestages ont diminué. C’est déjà un grand progrès. 

Mais l’engagement, pris lors du dernier Dialogue Présidentiel, de développer une vision avec des objectifs clairs et de planifier sa mise en œuvre n’a pas été réalisé.

Nous sommes trop lents. Nous construisons une centrale thermique après l’autre. En attendant, le prix du kilowatt-heure monte. Nous, la population et les investisseurs, avons souffert d’avoir trop attendu.

Nous devons savoir où et quand nous construirons les centrales hydroélectriques et où et quand nous utiliserons les autres énergies renouvelables.

C’est crucial, car les industries et les autres entreprises du secteur privé ont besoin de savoir exactement quand elles peuvent compter sur l’approvisionnement en électricité souhaité. Je vous demande de préciser et d’accélérer la mise en œuvre des engagements de l’année dernière en matière d’énergie.

Mesdames et Messieurs,

L’une des raisons importantes qui expliquent pourquoi nous sommes respectés au niveau international est notre engagement et notre détermination à préserver notre environnement, en particulier notre biodiversité unique.
Nous avons gardé la promesse que nous avons faite à Durban, la promesse de tripler la superficie de nos aires protégées.

L’année dernière, au cours des Dialogues présidentiels, de nombreux  engagements ont été pris  par le Gouvernement, la  société civile, le secteur privé et les bailleurs. Aujourd’hui, surtout au niveau international, nous ne sommes pas jugés par les engagements, mais par les résultats.

Mesdames et Messieurs,

Au cours de vos discussions,  vous allez constater que beaucoup de progrès ont été accomplis. Vous allez constater également que beaucoup d’engagements n’ont pas été réalisés pour différentes raisons. Je vous demande d’être clairs et francs.

Beaucoup de choses dépendent de la confiance mutuelle et du dynamisme de notre coopération. La lenteur de l’administration est  parfois aggravée  par les procédures des bailleurs et  la réticence du secteur privé à prendre des risques pour s’engager à fond.

Soyez constructifs. Nous devons faire preuve de leadership, de créativité et de pragmatisme. Il faut essayer de trouver des solutions pratiques et concrètes.

Et soyez conscients qu’on ne peut pas tout faire en même temps. Il faut se concentrer sur des priorités.

Je vous propose de prendre en considération les points suivants :
- l’emploi
- le riz
- l’énergie et les infrastructures
- la décentralisation
- l’efficacité, la flexibilité, et surtout la rapidité des procédures, grâce à une meilleure coordination en matière de coopération.

Je suis déjà curieux d’entendre vos propositions. Je vous souhaite un vif succès.

Je vous remercie de votre attention.

 

 

Speech of H.E. Marc Ravalomanana,
president of the republic of Madagascar,
at the opening ceremony of the presidential dialogues
tuesday, NOVEMBER 18, 2008


Excellencies,
Distinguished Guests,
Ladies and Gentlemen,

Good morning and thank you all for joining us today.

Many of us participated in the first presidential Dialogues last year.  I am very pleased that we have the opportunity to meet again one year later to examine and discuss progress on what we have accomplished since then.

These Dialogues provide us with the opportunity to focus on following up on the commitments we made.

It is yet another important step in our collective efforts to improve on coherence and coordination in approaches, in policies, and in technical co-operation and capacity building activities.


This event marks a major milestone in our partnership with members of the development community in Madagascar. We see the fruits of this partnership in all 22 regions and across a broad range of sectors. Our collaborative efforts have brought improvements in our infrastructure; schools, and health centers, as well as in economic growth and the well-being of our people.  madagascar is very proud of the results of this partnership.

we still have much more to achieve and madagascar remains committed to working closely with our development partners to continue on the path to making the MAP a reality for everyone.

At the European Development Days this past weekend in Strasbourg, discussions highlighted the need for Africans to take responsibility for their own future, the significance of country ownership of the development process, and the importance of mutual trust, accountability and discipline. 

Here in Madagascar, we honor those principles and do our best to live up to them.

Our country is on a path of transformation and growth that must absolutely continue.  We need to keep the momentum going and intensify our efforts if we want to achieve the goals of the MAP, especially in the context of global crises.

In order to succeed with the implementation of the MAP, to achieve results and to mobilize and motivate people across the country, we need to transfer greater responsibility and more resources to local communities.  We also need to continue to build capacity and promote leadership at different levels.
Capacity development not only helps to increase skill level, but also gives those with skills an ability to put them to effective use.


We believe in the ability of our people to change their own communities with the help of our partners, offering financial and technical assistance.

Ladies and gentlemen,

These Dialogues represent an important occasion to bring together many key stakeholders to advance our development agenda.


I encourage you to be open and direct and to share your experiences over the coming days so that together we can contribute to the development of Madagascar.


To provide some context to your discussions, let me underscore what I see to be two critical points. We need to
explore the key issues involved in the effective implementation of the MAP, as well as the constraints and bottlenecks; and
examine how we can improve coordination amongst partners and stakeholders.


Let me conclude by expressing my wish for a productive week for this second edition of the Presidential Dialogues. I am confident that with deep and open discussions, rich ideas will emerge and we will develop concrete recommendations to enhance the implementation of the MAP.

Thank you for your attention.


 

Le Président de la République rencontre la diaspora au cours d’un culte à Strasbourg

source: Présidence de la République de Madagascar
17-Nov-2008

 
 
 
 
 

Le Président de la République, Marc Ravalomanana, a assisté au culte célébré à la Chapelle St Elisabeth de Strasbourg, le dimanche 16 novembre 2008, avec les membres de la diaspora malgache dans la région de l’Alsace, organisé par la « Fiangonana Protestanta malagasy », FPMA, avec la participation des autres confessions. Le culte officié par le Pasteur Lalie Randrianarisoa a permis à tout un chacun de se poser des questions sur le « talent, cette richesse inestimable » que Dieu a offert à  chaque individu, sur son utilisation et sur sa valeur.


Après le culte, le Président de la République, Marc Ravalomanana, a retracé brièvement les grandes priorités du gouvernement actuel, notamment la décentralisation, les réformes de l’éducation, l’attrait des investisseurs étrangers, le renforcement des capacités, et la place de Madagascar dans le concert du monde. A cet effet, le Chef de l’Etat malgache de rassurer la diaspora sur la direction des affaires de l’Etat, sur la confiance, non seulement vis-à-vis des partenaires techniques et financiers, mais également la confiance au niveau de chaque citoyen même. « Etre déterminé ne suffit pas, il faut du travail », a déclaré le Président malgache. Il a aussi demandé aux ambassadeurs de Madagascar en Europe et dans les pays développés (France, Allemagne, Bruxelles, Canada, etc) d’organiser autant que possible des échanges de jeunes malgaches à travers leurs pays de juridiction respectifs, afin de donner à ces derniers la chance d’être à la hauteur de l’évolution du monde. Le Président Marc Ravalomanana  a indiqué que le gouvernement fait un grand effort d’envoyer des jeunes malgaches issus des 22 régions étudier dans les prestigieuses universités du monde. Une séance de questions-réponses a clôturé la rencontre.

Le Secrétariat à la Communication


 

Retour de la délégation présidentielle de Strasbourg

source: Présidence de la République de Madagascar
17-Nov-2008

 
 
 
 

Le Président de la République, Marc Ravalomanana, est revenu au pays dans la matinée de ce lundi 17 novembre 2008, après avoir pris part à la troisième édition des « Journées Européennes du Développement » (JED), à Strasbourg, du 15 au 17 novembre 2008, aux côtés d’une forte délégation composée, entre autres, du Ministre des Finances et du Budget, Haja Nirina Razafinjatovo, du sénateur Bezara Manassé, du Chef de région Andriamorasata Julien, et de plusieurs maires dirigés par le Maire de la Commune Urbaine d’Antsirabe, Madame Olga Ramalason. 

A son arrivée à l’aéroport international d’Ivato, le Président de la République s’est immédiatement félicité de la réussite de ces assises, notamment en ce qui concerne les acquis pour la partie malgache.  « Madagascar est largement estimé et reconnu par l’Union européenne, et pour preuve, l’approbation et la signature du 10ème FED, où la part de Madagascar a augmenté pour atteindre 598 millions d’euros »,  a-t-il confirmé. Un montant susceptible d’être revu à la hausse, selon le Chef de l’Etat, en fonction de notre capacité d’absorption. Comme il devait encore l’indiquer, ces fonds sont prévus pour être utilisés pour les deux à trois années à venir et seront, dès lors, affectés à la consolidation des grandes infrastructures, tels les routes, les barrages, la réfection des bâtiments du Ministère de la Justice ou encore au renforcement de la décentralisation et de la mise en place du Fonds de Développement Local.

Par ailleurs, en appui à la réforme de l’éducation, le Président de la République a fait part, de l’acquisition d’ordinateurs portables qui ont été exposés dans le cadre de ces « Journées européennes du développement », et qui sont destinés à initier les élèves malgaches, notamment ceux des zones rurales, aux nouvelles technologies. Ceci, « afin d’améliorer et d’ajuster le niveau d’enseignement aux normes internationales, tel que c’est déjà appliqué en Egypte, en Inde, ou au Brésil » a-t-il souligné. 

Interrogé par les journalistes sur la remise en cause de la tenue du Sommet de l’Union africaine en 2009 à Madagascar par des membres de l’opposition, le Président de la République de déclarer que « les documents de contestation en question n’ont pas lieu d’être et constituent une honte » à la fierté nationale. L’accueil de ce sommet demeurant pertinent, selon le Chef de l’Etat, car même « de grandes personnalités comme l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Kofi Annan, ou encore le Doyen du Corps diplomatique à Madagascar, le  Nonce Apostolique Augustine Kasuja  y voient une grande opportunité de développement» pour la Grande île.


Quant à la présumée absence de l’opposition aux prochains Dialogues présidentiels, le Président Ravalomanana de rappeler que l’objectif d’un tel événement demeure  avant tout la disposition d’une plate-forme d’échanges pour  mesurer et ajuster la mise en œuvre technique du MAP, et reposer ainsi la relation de confiance avec nos bailleurs de fonds et partenaires techniques sur de bonnes bases. Il a précisé que l’Etat avait accompli son devoir d’inviter les membres de l’opposition, la décision de ces derniers ne dépendrait que d’eux-mêmes.


A la question des journalistes sur la déclaration de certaines personnalités qui pensent que  « les plaies de 2002 ne sont pas encore cicatrisées », le Chef de l’Etat de faire remarquer que « une plaie de sept ans qui ne se cicatrise pas est déjà un cancer », « ce qui est important, à l’heure actuelle, c’est de faire face aux différentes difficultés, et je pense qu’il est temps pour les Malgaches d’en être conscients ».



Le Secrétariat à la Communication


 

Rencontre entre le Président de la République et le Commissaire Européen Louis Michel

source: Présidence de la République de Madagascar
16-Nov-2008

 
 
 
 

Le Président de la République, Marc Ravalomanana, a rencontré le Commissaire Européen au Développement et à l’Aide humanitaire, Louis Michel, le samedi 15 novembre 2008, au Palais des Congrès de Strasbourg,  après la cérémonie officielle d’ouverture des Journées Européennes du Développement. Aux côtés du Ministre des Finances et du Budget, Haja Nirina Razafinjatovo, de l’Ambassadeur de Madagascar auprès de l’Union Européenne, Jeannot Rakotomalala, de l’Ambassadeur de Madagascar en France, Narisoa Rajaonarivony, et du Directeur de Cabinet de la Présidence, Joelisoa Ratsirarson, le Chef de l’Etat malgache a sollicité le renforcement des contributions de l’Union Européenne à l’heure où le monde affronte une situation financière difficile. Les axes de développement soutenus à hauteur de 577 millions d’euros par l’Union européenne dans le cadre du 10ème FED et selon les priorités du Gouvernement malgache ont déjà été acquis. Ces priorités englobent, entre autres, les infrastructures, tel le financement des grands programmes routiers du Sud de Madagascar à hauteur de 180 millions d’euros, l’appui budgétaire, le développement rural à travers le FDL, et enfin, le volet de la Gouvernance.


Dans le cadre de la préparation des grands sujets du Sommet de l’Union Africaine de juillet 2009, à Madagascar, les deux personnalités ont également évoqué les questions qui concernent certains pays d’Afrique dont celles touchant la République Démocratique du Congo et du Zimbabwe. La rencontre a permis aux deux parties de faire le tour des relations entre Madagascar et l’Union Européenne et des questions internationales qui impliquent les pays en voie de développement.



Le Secrétariat à la Communication


 

Journées Européennes du Développement : Le Président malgache propose le partage de responsabilités et le pragmatisme

source: Présidence de la République de Madagascar
15-Nov-2008

 
 
 
 

Le Président de la République, Marc Ravalomanana, a quitté Paris dans la matinée du samedi 15 novembre 2008 pour participer, à Strasbourg, aux Journées Européennes du Développement (JED). Aux côtés du Ministre des Finances et du Budget, Haja Nirina Razafinjatovo, de l’Ambassadeur de Madagascar à Bruxelles, Jeannot Rakotomalala, de l’Ambassadeur de Madagascar en France, Narisoa Rajaonarivony, et de l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de la Commission Européenne à Madagascar, Jean Claude Boidin, le Chef de l’Etat malgache a prononcé un discours après l’ouverture officielle des JED.

Dans son allocution, le Président malgache de soulever trois points :
- la prise de responsabilités des pays africains face aux crises alimentaire, énergétique, climatique et financière
- la prise de responsabilités et la concrétisation des promesses des pays membres de l’Union Européenne
- le pragmatisme

Concernant le premier point, le Président de la République a soulevé que « Face aux défis et aux difficultés qui nous interpellent, nous devons prendre en main notre avenir et montrer au monde que nous, leaders africains, nous sommes sérieux, engagés et déterminés. Nous devrions établir la confiance avec nos partenaires ». « Les crises auxquelles nous sommes confrontés doivent nous stimuler à accélérer la transformation de l’Afrique. Si nous pratiquons nous-mêmes ce que nous affirmons aux yeux du monde, nous serons crédibles et la communauté internationale nous traitera en tant que partenaires responsables », a déclaré le Président Marc Ravalomanana, avant de poursuivre que « face aux problèmes que ces crises engendrent, beaucoup sont tentés de réagir par des mesures d’urgence. Tout en ne négligeant pas le court terme, nous devons cependant utiliser ces crises comme une opportunité, pour mettre en place des solutions pérennes et novatrices ».


Parlant de Madagascar, le Président Marc Ravalomanana a réitéré la mise en œuvre du MAP.  "A Madagascar, nous avons adopté un instrument de transformation qui est le Madagascar Action Plan ou MAP. Nous avons incorporé les OMD dans le Madagascar Action Plan, un plan de développement ambitieux pour cinq ans. Nous renforçons la gouvernance locale et la décentralisation, car notre stratégie de développement implique la mobilisation de toute la population, pour renforcer la confiance et appliquer les principes d’appropriation. Pour réussir la mise en œuvre du MAP, nous voulons donner plus de responsabilités et plus de moyens aux collectivités décentralisées, d’où la mise en place du fonds de développement local (FDL) et les programmes de formation qui visent à renforcer les capacités, surtout en leadership, des Chefs de Région, des Maires et des Chefs de Villages », a-t-il soutenu.

Sur le deuxième point, le Chef de l’Etat malgache a appelé à la prise de responsabilité des Etats membres de l’Europe. «  La situation actuelle ne doit pas vous détourner de vos engagements. En particulier, la crise actuelle ne doit pas être une excuse pour faire reculer l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement qui doivent rester notre priorité commune. On constate que l'Aide Publique au Développement ne cesse de diminuer, et l'aide fournie par la communauté internationale est encore insuffisante. L’engagement d’allouer 0,7% de PIB en faveur de l’Aide Publique au Développement pour la réalisation des OMD dans les pays en développement n’est pas respecté par un grand nombre de pays industrialisés.  Le rapport des Nations Unies sur les besoins de développement de l’Afrique estime qu’il faudrait accroître le volume d’aide à 18 milliards de dollars par an, pour tenir l’engagement de 50 milliards de dollars d’ici 2010 », a déclaré le Chef de l’Etat. « En tant que dirigeant africain et partenaire responsable, je lance un appel aux pays donateurs : Je vous encourage à mettre  votre capacité de mobilisation et d’action au service de  l’Afrique en honorant vos promesses. C’est dans l’intérêt des peuples africains et c’est aussi dans l’intérêt des peuples des pays industrialisés », a appelé le Président de la République.

Enfin, en ce qui concerne le troisième point, le Chef de l’Etat malgache a fait appel au pragmatisme. « Soyons pragmatiques au cours de ces Journées Européennes du Développement. Nous devons gérer à la fois « l’urgent » et « l’important ». Il est urgent de faire face à ces crises. Mais il est important de ne pas perdre de vue les OMD. Nous connaissons déjà la problématique qui se pose à l’ensemble des participants. Nous connaissons également les priorités de développement. Faisons preuve d’engagement et de leadership et prenons des décisions novatrices. Mettons à profit les sessions pour trouver ensemble des solutions concrètes avec des actions, des indicateurs de résultats.  (…) Nous sommes tous confrontés à des crises globales qui requièrent des solutions globales.  Pour agir avec le maximum d’efficacité, nous n’avons qu’une option : c'est de redoubler d’efforts en travaillant ensemble. Il est crucial de partager les responsabilités et de faire preuve de notre capacité de leadership. (…) J'espère qu’à l’issue de la réunion de Washington et de ces Journées Européennes de Développement, nous serons tous préparés à prendre les mesures nécessaires », a déclaré le Président malgache qui n’a pas omis de mentionner la tenue du Sommet de l’Union Africaine de 2009 qui se tiendra à Madagascar. « En se préparant à accueillir le sommet de l'Union Africaine, l'année prochaine, et du sommet de la Francophonie en 2010, Madagascar, se sent concerné et investi de nouvelles responsabilités générées par les défis du continent africain et des pays francophones. Je souhaite que le sommet d'Antananarivo, en juillet prochain, ne soit pas un sommet de crise pour l'Afrique, plutôt un sommet qui délivre un message de confiance, celui d'une nouvelle Afrique qui gagne, un continent d'espoir et d’opportunités », a-t-il poursuivi.

A la fin de son intervention, le Président de la République de Madagascar, a loué la contribution et le partenariat avec l’Union Européenne en ces termes : « Nous apprécions et reconnaissons l’importance de l’aide financière et l’assistance technique des pays membres de l’Union Européenne en Afrique et à Madagascar. Celles ci concernent plusieurs secteurs et grâce à elles, nous avons senti les impacts positifs dans la vie quotidienne de la population. Nous sommes toujours prêts à poursuivre et développer ce partenariat avec l’Union Européenne et nous nous engageons à honorer nos responsabilités. Nous souhaitons que les relations entre l’Union Européenne et l’Afrique se développent vers un vrai partenariat, basé sur le dialogue, la compréhension, la confiance et le respect mutuels ; un partenariat mutuellement avantageux qui tient compte de nos choix et de nos aspirations ».

Durant cette cérémonie d’ouverture, plusieurs personnalités ont pris la parole dont le Commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire, Louis Michel qui, en défenseur des pays d’Afrique espère trouver grâce aux JED les solutions pour aider l’Afrique, le Ministre des Affaires étrangères de France, Bernard Kouchner, les présidents du Mali, Atoumani Touré, du Burkina Faso, Blaise Compaoré, du Bénin, Yayi Boni, et le Secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet. Tous ont souhaité la prise de conscience du monde face aux défis auxquels les pays riches et les pauvres font face.


Plusieurs responsables de collectivités décentralisées malgaches sont également présents à Strasbourg, dont le Chef de région Atsinanana, Julien Andriamorasata et le Directeur Général du FDL, Hanitra Raharinjatovo.



Le Secrétariat à la Communication

 

 

ALLOCUTION DE SEM MARC RAVALOMANANA,
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE MADAGASCAR
JOURNEES EUROPEENNES DE DEVELOPPEMENT
STRASBOURG – SAMEDI 15 NOVEMBRE 2008

 

Excellences, Honorables Invités,
Mesdames et Messieurs,

Je félicite la Commission Européenne et la Présidence Française de l’Union d’avoir organisé cette troisième édition des journées européennes de développement et d’en avoir choisi le thème qui constitue une préoccupation mondiale.
Nous sommes réunis ici à Strasbourg alors que l’attention de la communauté internationale est braquée sur Washington pour relever les défis sur la crise économique mondiale actuelle. L’heure n’est plus aux discussions ni aux simples prises de décisions, mais à la recherche de résultats efficaces. Aussi, je voudrais vous proposer trois points aujourd’hui.

Mon premier point est que : Nous, pays africains, devrions prendre nos responsabilités et relever les défis face aux crises alimentaire, énergétique, climatique et financière.

Face aux défis et aux difficultés qui nous interpellent, nous devons prendre en main notre avenir et montrer au monde que nous, leaders africains, nous sommes sérieux, engagés et déterminés.


Nous devrions établir la confiance avec nos partenaires, renforcer nos capacités, promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance. Nous avons une responsabilité politique, une responsabilité morale qu’il nous faut assumer.

Les crises auxquelles nous sommes confrontés doivent nous stimuler à accélérer la transformation de l’Afrique.

Si nous pratiquons nous-mêmes ce que nous affirmons aux yeux du monde, nous serons crédibles et la communauté internationale nous traitera en tant que partenaires responsables.

Face aux problèmes que ces crises engendrent, beaucoup sont tentés de réagir par des mesures d’urgence. Tout en ne négligeant pas le court terme, nous devons cependant utiliser ces crises comme une opportunité, pour mettre en place des solutions pérennes et novatrices.

Mesdames et Messieurs,


Au Sommet de l’Union Africaine en 2003, les participants ont promis un engagement budgétaire d’au moins 10% à l’agriculture. Au Sommet de la FAO à Rome, le 5 juin 2008, plusieurs participants ont exprimé l’intérêt de soutenir la  production de biocarburants dans leurs pays respectifs, afin de devenir indépendants en matière d’énergie.


Nous reconnaissons les défis et les opportunités que représentent les biocarburants. Les enjeux sont très importants.


Cependant, il faut garder un certain équilibre et ne pas laisser les biocarburants se développer au détriment des cultures vivrières, en accaparant une grande partie des ressources destinées au développement agricole.


Les Nations Unies ont un plan ambitieux pour lutter contre la crise alimentaire mondiale. Nous demandons aux pays industrialisés, ainsi qu’à la Communauté des Bailleurs de Fonds de le soutenir.


À court terme, nous avons besoin davantage d’investissements pour renforcer les infrastructures nécessaires au développement rural :
• construction de barrages, de canaux d’irrigation, de centres de formation et de production de petits matériels agricoles pour promouvoir la révolution verte et accroître la production agricole ;
• construction de routes et de marchés pour écouler la production ;


• promotion de l’agri business, grâce à l’accès au crédit et à la mise en place d’unités de transformation, et de Petites et Moyennes Entreprises équipées de chaîne de froid pour prolonger la chaîne de valeur.


À long terme, nous devons assurer la sécurité alimentaire grâce à des investissements considérables dans la recherche scientifique et technologique.


Nous, pays en développement, sommes déterminés à redoubler d’efforts pour augmenter la production agricole. Mais les pays industrialisés doivent également redoubler d’efforts pour libéraliser le commerce agricole, en réduisant leur subvention et en éliminant les barrières douanières.
Par ailleurs, l’Afrique est sévèrement touchée par le changement climatique. Mais l’Afrique peut également contribuer aux solutions durables aux changements climatiques. L’Afrique dispose de vastes étendues qu’on peut utiliser pour un reboisement à grande échelle ou pour l’exploitation d’énergies renouvelables.


Nous sommes en faveur d’un partenariat écologique entre les pays industrialisés et l’Afrique, un partenariat qui vise à conserver notre environnement tout en répondant à nos besoins énergétiques.


Un partenariat qui inclut le secteur public et le secteur privé ou PPP, y compris les fondations et les institutions de recherche.


Nous Africains, nous pouvons et nous devons transformer l’Afrique. A Madagascar, nous avons adopté un instrument de transformation qui est le Madagascar Action Plan ou MAP. Nous avons incorporé les OMD dans le Madagascar Action Plan, un plan de développement audacieux pour cinq ans.

Pour réussir la mise en œuvre du MAP, nous voulons donner plus de responsabilités et plus de moyens aux collectivités décentralisées, d’où la mise en place du Fonds de Développement Local (FDL) et les programmes de formation qui visent à renforcer les capacités, surtout en leadership, des Chefs de Région, des Maires et des Chefs de Villages. Nous renforçons également la gouvernance locale et la décentralisation, car notre stratégie de développement implique la mobilisation de toute la population, pour renforcer la confiance et appliquer les principes d’appropriation.


C’est pour cela que j’ai amené une forte délégation, incluant des ministre, parlementaire, chefs de région, maire et responsables locaux. Cette délégation pourra échanger, pendant ces journées européennes de développement, nos expériences sur la gouvernance locale.


Nous sommes déterminés à réussir pour tenir les promesses que nous avons faites à la population. Nous sommes déterminés à assumer nos responsabilités et prendre en main l’avenir de notre pays.


Mon deuxième point est que : Vous, partenaires, États membres européens, devriez prendre à votre tour vos responsabilités et honorer vos promesses.

La situation actuelle ne doit pas vous détourner de vos engagements.

En particulier, la crise actuelle ne doit pas être une excuse pour faire reculer l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement qui doivent rester notre priorité commune.

On constate que l'Aide Publique au Développement ne cesse de diminuer, et l'aide fournie par la communauté internationale est encore insuffisante. L’engagement d’allouer 0,7% de PIB en faveur de l’Aide Publique au Développement pour la réalisation des OMD dans les pays en développement n’est pas respecté par un grand nombre de pays industrialisés.  Le rapport des Nations Unies sur les besoins de développement de l’Afrique estime qu’il faudrait accroître le volume d’aide à 18 milliards de dollars par an, pour tenir l’engagement de 50 milliards de dollars d’ici 2010.

Les pays développés peuvent réagir vite et déclencher des opérations de grande envergure lorsque leurs intérêts fondamentaux sont touchés.


En tant que dirigeant africain et partenaire responsable, je lance un appel aux pays donateurs : je vous encourage à mettre  votre capacité de mobilisation et d’action au service de  l’Afrique, en honorant vos promesses. C’est dans l’intérêt des peuples africains et c’est aussi dans l’intérêt des peuples des pays industrialisés.

Je voudrais réitérer encore une fois la nécessité d’un nouveau « Plan Marshall pour l’Afrique ».


Mon troisième point est que : Soyons pragmatiques au cours de ces Journées Européennes du Développement.

 
Nous devons gérer à la fois « l’urgent » et « l’important ». Il est urgent de faire face à ces crises. Mais il est important de ne pas perdre de vue les OMD.


Nous connaissons déjà la problématique qui se pose à l’ensemble des participants. Nous connaissons également les priorités de développement. Faisons preuve d’engagement et de leadership et prenons des décisions novatrices.


Mettons à profit les sessions de ces Journées Européennes de Développement pour formuler ensemble des stratégies avec des programmes bien établis, des actions concrètes, des indicateurs de résultats, un calendrier et des engagements financiers.


Nous devons agir et non subir. Nous avons besoin d’une bonne coordination à l’échelle mondiale et pas seulement dans un pays particulier.


Nous sommes tous confrontés à des crises globales qui requièrent des solutions globales.  Pour agir avec le maximum d’efficacité, nous n’avons qu’une option : c'est de redoubler d’efforts en travaillant ensemble. Il est crucial de partager les responsabilités et de faire preuve de notre capacité de leadership.


J'espère qu’à l’issue de la réunion de Washington et de ces Journées Européennes de Développement, nous serons tous préparés à prendre les mesures nécessaires.


Mesdames et Messieurs,


En se préparant à accueillir le sommet de l'Union Africaine, l’année prochaine, et le sommet de la Francophonie en 2010, Madagascar, se sent concerné et investi de nouvelles responsabilités générées par les défis du continent africain et des pays francophones.
 
Je souhaite que le sommet d'Antananarivo, en juillet prochain, ne soit pas un sommet de crise pour l'Afrique, mais plutôt un sommet qui transmet un message de confiance, celui d'une nouvelle Afrique qui gagne, un continent d'espoir et d’opportunités.


Excellences, Mesdames et Messieurs,


Pour terminer, nous apprécions et reconnaissons l’importance de l’aide financière et l’assistance technique des pays membres de l’Union Européenne en Afrique et à Madagascar. Celles ci concernent plusieurs secteurs et grâce à elles, nous avons senti les impacts positifs dans la vie quotidienne de la population.


Nous sommes toujours prêt à poursuivre et développer ce partenariat avec l’Union Européenne et nous nous engageons à honorer nos responsabilités.


Nous souhaitons que les relations entre l’Union Européenne et l’Afrique se développent vers un vrai partenariat, basé sur le dialogue, la compréhension, la confiance et le respect mutuels ; un partenariat mutuellement avantageux qui tient compte de nos choix et de nos aspirations.

 
Je vous remercie de votre attention.

 


 

Journées Européennes du Développement : Opportunités pour les pays d’AFrique

source: Présidence de la République de Madagascar
14-Nov-2008

 
 
 
 
 
 

Les Journées Européennes du Développement  s’ouvrent demain samedi 15 novembre 2008, dans l’après-midi, au Palais de la Musique et de Congrès, à Strasbourg. Sauf changement de programme, le Président de la République, Marc Ravalomanana, fera une intervention ce samedi après l’ouverture officielle, aux côtés de quelques Chefs d’Etat africains dont Blaise Compaoré de Burkina Faso et Amadou Toumani Touré du Mali, et d’autres personnalités comme, entre autres, le Secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, Jean PING. D’autres personnalités mondiales seront également présentes, entre autres :

- Abdou DIOUF
Secrétaire Général de la Francophonie
- Wangari MAATHAI
Fondatrice du Green Belt Movement, Prix Nobel de la Paix 2004
- Adam KIMBISA
Maire de Dar Es Salam (Tanzanie)
Membre de Cité et Gouvernements Locaux unis (CGLU)
- Muchadeyi Ashton MASUNDA
Maire de Harare (Zimbabwe)
- Noerine KALEEBA
Présidente d'ActionAid International

 Cette année, le thème sera axé sur la Gouvernance territoriale de développement et la Gouvernance locale.
La Commission européenne mène actuellement une réflexion sur la gouvernance locale, la décentralisation et le développement territorial dans les politiques d’aide au développement. Nombreuses sont les collectivités territoriales européennes qui, dans le cadre de coopérations décentralisées, cherchent à répondre à plusieurs questions :
Comment appuyer la mise en œuvre de la gouvernance de développement ?

Comment devenir un « ensemblier » et appuyer la mise en réseau des acteurs locaux et internationaux qui interviennent sur les territoires de coopération ?

Cet événement souhaite soulever des discussions et apporter des éléments de réponse à ces questions, tout en mettant en relation des projets concrets portés par des collectivités régionales avec le point de vue d’organisations européennes et internationales.

Les JED permettront ainsi aux pays d’Afrique de s’enquérir des expériences en Europe afin d’y trouver la voie de la coopération et des financements des projets locaux avec l’UE. Elles constituent ainsi pour les pays d’Afrique des opportunités à saisir.

En tant que thématique principale des Journées européennes du Développement, la gouvernance locale sera au cœur de nombreux évènements organisés, à Strasbourg.

Responsables politiques et acteurs du développement de haut niveau partageront leur expérience lors de la séance plénière du dimanche matin, en y débattant de l’approche locale de la gouvernance dans le cadre de la résolution d'un des plus grands défis d'aujourd'hui : la crise alimentaire. « Sécurité alimentaire : de la Gouvernance globale au développement local »

Par ailleurs, la séance plénière de clôture des Journées européennes du Développement sera consacrée à la place à donner à la gouvernance locale dans les stratégies et les plans d'actions de développement pour atteindre les OMD. Chefs d'Etat du Nord et du Sud, Ministres et haut responsables institutionnels tacheront de répondre à la question "Demain 2015: Quelles perspectives pour la gouvernance locales?"

Le Président de la République Marc Ravalomanana est accompagné pour l’occasion de plusieurs personnalités dont, le Ministre malgache des Finances et du Budget, Monsieur Hajanirina Razafinjatovo, le Sénateur de Toamasina, Monsieur Bezara, le Chef de la Région Atsinanana, Monsieur Julien Andriamorasata, le Directeur Général du Fonds de Développement Local (FDL), Madame Hanitra Raharinjatovo, du Directeur de Cabinet de la Présidence Monsieur Joelisoa Ratsirarson.

Dans l’après midi de ce vendredi, le Ministre des Finances et du Budget, Monsieur Hajanirina Razafinjatovo a procédé à l’inauguration de la vitrine de Madagascar, exposant les principaux produits et filières d’opportunités à l’Ambassade de Madagascar en France.

Le Secrétariat à la Communication


 

Rencontre entre le Président de la République et le DG de l’AFD à Paris

source: Présidence de la République de Madagascar
14-Nov-2008

 
 
 
 
 

Arrivé dans la capitale française le vendredi 14 novembre 2008 dans la matinée, avant de rejoindre Strasbourg, le Président de la République, Marc Ravalomanana, a reçu dans l’après-midi, à l’Hôtel Hilton de Roissy, le Directeur Général de l’Agence Française de Développement, AFD, M. Sevérino, en présence du Ministre des Finances et du Budget, Haja Nirina Razafinjatovo, et de l’Ambassadeur de Madagascar en France, Narisoa Rajaonarivony. L’entretien entre les deux personnalités a été axé sur l’étendue du partenariat entre Madagascar et l’AFD. Le Chef de l’Etat malgache d’exprimer son souhait de voir la coopération  s’étendre davantage, notamment pour faire face à la situation financière internationale actuelle.


La rencontre a également permis aux deux parties d’évoquer les composantes du partenariat à l’issue duquel une « satisfaction réciproque » a été constatée, selon le Directeur Général de l’AFD.


Une occasion pour ce dernier de réaffirmer le « soutien de cette Agence au Madagascar Action Plan, la feuille de route de Madagascar ». « Nous sommes pro-Malgaches convaincus et prêts à continuer accroître nos contributions », a déclaré M. Sevérino.


L’intervention de l’AFD impliquant plusieurs domaines dont l’infrastructure, l’éducation, la santé, ou encore un soutien budgétaire à la promotion du Secteur privé, toujours selon l’explication de ce premier responsable de l’AFD.

Le Président de la République quittera Paris ce samedi 15 novembre, dans la matinée, pour rejoindre Strasbourg où il participera aux « Journées Européennes du Développement » qui s’ouvriront officiellement dans l’après-midi.

 


Le Secrétariat à la Communication


 

Audiences économiques

source: Présidence de la République de Madagascar
12-Nov-2008

 
 
 
 
 
 

Le Président de la République, Marc Ravalomanana, a reçu successivement en audience dans la matinée de ce mercredi 12 novembre 2008, les représentants de la Banque mondiale, de l’IFC et de l’AFD

 

1) En premier lieu, le Responsable régional chargé du portfolio de Madagascar au sein de la Banque mondiale à Washington, Madame Sofia Bettencourt, accompagnée du Country Manager intérimaire, Monsieur Jacques Morisset, s’est entretenue avec le Président de la République, concernant la continuité de l’appui de la Banque mondiale, et les ressources additionnelles allouées par l’organisme ,  compte tenu des changements des priorités au niveau mondial et à Madagascar, pour faire face au nouveau contexte de la crise financière et alimentaire.

 

 

Aussi, la Banque mondiale prévoit-elle d’augmenter les allocations de l’Association Internationale pour le Développement (IDA) pour Madagascar de 140 millions de dollars à 260 millions de dollars. Comme devait préciser Madame Sofia Bettencourt,  l’objet de sa  mission à Madagascar est de travailler avec le Gouvernement pour ajuster la stratégie d’assistance de la Banque mondiale à ce nouveau contexte de crise. En outre, selon cette émissaire de la Banque mondiale, il a été également discuté avec le Président de la République davantage d’appuis en faveur du renforcement des capacités, du processus de la décentralisation au bénéfice des communautés locales, ou encore de la mise en place d’infrastructures, vitales pour l’économie de Madagascar.

 


2) Le Président Ravalomanana sollicite l’aide de l’International Finance Corporation pour la redynamisation du secteur privé

Le Président de la République, Marc Ravalomanana, a, ensuite, reçu le Représentant Régional de l’International Finance Corporation (IFC), Madame Aïda Der Hovanessian, pour aborder les questions relatives à la redynamisation du secteur privé malgache. Un compte-rendu des activités de l’IFC à Madagascar a été présenté à l’issue duquel les deux personnalités ont évoqué les perspectives d’élargissement du champ d’action de l’organisation afin de répondre aux besoins du secteur privé malgache de manière plus efficace et  pour mieux servir Madagascar.

 

 

Ainsi, le Président de la République a apporté ses appréciations et fait part de ses attentes concernant les actions entreprises par l’IFC pour l’appui au secteur privé malgache. L’IFC, selon son Représentant Régional, Monsieur Aïda Der Hovanessian, continuera de fournir une assistance technique au renforcement de capacités des PME malgaches en collaboration avec les institutions de financement au niveau local. Un portefeuille de 3 millions de dollars est d’ailleurs destiné aux activités de micro finance et de crédit bail, permettant à plus de 1000 entreprises de s’épanouir sur le plan économique, d’après Monsieur Aïda Der Hovanessian. 

L’IFC qui contribue également à l’amélioration du climat d’affaires à Madagascar, en partenariat avec l’EDBM, entend élargir ses activités aux domaines de l’énergie, des infrastructures portuaires et de transport, des mines, de l’eau, du tourisme, de l’agro-industrie et de l’industrie manufacturière, dans la perspective, d’une part, de satisfaire un plus grand nombre d’entreprises malgaches, et, d’autre part, d’attirer davantage les investissements internationaux, selon les propos du Représentant Régional

 

 

3) Le Président de la République appelle à la coordination des aides de l’AFD


En dernier lieu, le Président de la République a accueilli le Directeur général de l’Agence Française de  Développement (AFD) à Madagascar, Monsieur Olivier Pezet, venu lui exposer l’état des engagements de l’Agence et son développement éventuel à Madagascar, conformément au Document cadre de partenariat entre  Madagascar et la France.

 

 

Le Président de la République devait notamment insister au cours de cette rencontre sur l’importance qu’il attache aux mécanismes de la coordination du travail des partenaires techniques et financiers en opération à Madagascar. Monsieur Olivier Pezet a ainsi confirmé l’orientation adoptée par l’Agence dans ce sens, concernant notamment l’harmonisation des aides de la Commission européenne et d’autres bailleurs de fonds bilatéraux européens, ainsi que de tous les partenaires multilatéraux de Madagascar. Mais d’ores et déjà, Monsieur Olivier Pezet a fait savoir une évaluation à mi-parcours avec le Gouvernement de ce Document cadre de partenariat,  immédiatement après les Dialogues présidentiels, à l’occasion desquels on pourra surtout « confirmer les axes de concentration de l’aide française et de sa programmation financière pour les prochaines années jusqu’à 2010 », selon ses termes.

 




Le Secrétariat à la Communication


 
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