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(…) Mesdames et Messieurs,
Ma plus grande priorité a été de sauvegarder la souveraineté nationale et de garantir la liberté, auxquelles nous nous attachons.
La liberté de décider, la liberté de choisir, et la liberté de convenir de l'avenir de notre pays sans aucune contrainte de quelque nature qu'elle soit.
Chers Compatriotes,
Notre pays a besoin de vrais patriotes, engagés, ayant la foi et la crainte en Dieu, la sagesse et le discernement, des hommes prêts à tout pour le développement de notre chère Nation.
Un Président est jugé par son Peuple, à travers ses actions et ses réalisations. Seuls le patriotisme et les intérêts de son Peuple devraient l'animer.
L'homme que je suis est une solution pour la Nation et non un blocage.
C'est en ce sens que je réitère aujourd'hui, devant la Nation toute entière, ma déclaration en date du 12 Mai 2010, confirmant ainsi ma décision de ne pas me porter candidat aux élections présidentielles.
Je préfère me sacrifier, plutôt que de sacrifier la Nation toute entière.
Je préfère me sacrifier, plutôt que de sacrifier les 22 Millions de Compatriotes Malagasy pris en otage.
Cette décision relève déjà d'une proposition que j'ai faîte dans le cadre des négociations de sortie de crise, depuis l'année 2009, de Maputo aux Seychelles.
J'ai tenu toujours parole et je respecterai toujours mes engagements.
Nous devons penser à Madagascar et nous focaliser sur les véritables intérêts du Peuple Malagasy.
Aujourd'hui, je me propose comme une solution pour la Nation et demain, je le serai encore. C'est ma manière de vous prouver le patriotisme qui est en moi.
Je suis pleinement conscient de l'espoir et de la confiance dont nombreux d'entre vous ont manifesté en moi. Soyez rassurés que je ne vous abandonnerai jamais, je serai toujours là.
Ne soyez pas triste, soyez optimiste et croyez en l'avenir. (…)

Extraits du discours de non-candidature du Président Andry Rajoelina

Iavoloha, mardi 15 janvier 2013



Mialy RAJOELINA
La Première Dame de l'Etat

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Rajoelina/Ravalomanana: arrivée du Président Jacob Zuma

Le Président sud-africain accueilli par le Président Seychellois

July 25, 2012 -- President Jacob Zuma of South Africa arrived in Seychelles early this morning for an important meeting with the rival political leaders of Madagascar.

President Zuma, the chairman of SADC, was met at the airport by President James Michel who is hosting current leader Andriy Rajaelina and former President Marc Ravalomanana on the resort island of Desroches.

TRADUCTION

25 juillet 2012. Le Président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, est arrivé aux Seychelles, très tôt ce matin, pour une importante réunion avec les chefs politiques rivaux de Madagascar.

Le Président Zuma, également Président de la Sadc, a été accueilli à l'éaroport par le Président James Michel qui est l'hôte de l'actuel président Andry Rajoelina et de l'ancien président Marc Ravalomanana, hébergés sur l'île de Desroches.

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En attendant d'autres informations fiables sur cette réunion concernant la sortie de crise à Madagascar, voici le texte du discours prononcé par le Président James Alix Michel, le mardi 24 juillet 2012 sur l'île de Desroches.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

J'ai l'immense plaisir de vous accueillir, ici, à l'île Desroches, en terre seychelloise, pour parler avec vous de Madagascar, de son peuple, de son avenir, et aussi de celui de la région.

We are very thankful to President Zuma who will join us tomorrow. We have profoundly appreciated his leadership displayed in the context of the search for a solution to the Malagasy crisis. I heartily welcome members of the Troika and the SADC delegation on the Seychellois soil. This encounter here on Desroches Island is a decisive moment for us to find a lasting solution to the challenges which Madagascar faces.

This is a unique opportunity. Let us seize it. We cannot allow ourselves to miss that opportunity to usher Madagascar in a new era of stability, development and progress.

Comme vous le savez, le dernier Sommet de la SADC avait proposé de réunir en urgence Monsieur Andry Rajoelina, Président de la Haute Autorité de Transition et Monsieur Marc Ravalomanana, Ancien Président, dans le cadre du processus de sortie de crise à Madagascar. J'avais alors suggéré au Président Jacob Zuma, Président de la Troïka de la SADC, que les Seychelles abritent cette rencontre. Et nous sommes heureux que notre proposition ait été retenue. Cette rencontre est un évènement majeur et déterminant pour Madagascar, mais aussi pour toute la région.

Depuis le début de cette crise, la Commission de l'Océan Indien que je préside cette année s'est toujours tenue aux côtés de Madagascar, en s'associant aux efforts de la SADC, et en jouant son rôle d'organisation de proximité cimentée par les relations historiques et culturelles qui unissent les peuples de l'Indianocéanie. Nous apprécions à sa juste valeur l'effort considérable fait par la SADC pour aider Madagascar à résoudre ses problèmes politiques. Nous avons soutenu ces initiatives parce-ce-que nous pensons qu'elles sont de nature à effectivement aider la population malgache mais aussi parce-ce-que le retour de la stabilité à Madagascar est crucial pour tous les pays de notre région de l'Afrique Australe, Orientale et de l'Océan Indien.

Cette crise a plongé Madagascar dans de profondes difficultés économiques et sociales. Ses effets pèsent sur le quotidien des populations dont les conditions de vie ne cessent de se dégrader. Ces conditions sont devenues aujourd'hui insupportables. Des millions de malgaches sombrent dans la plus extrême pauvreté. Il faut agir rapidement avant que la crise politique ne débouche sur une catastrophe sociale. Cette crise est aussi un handicap pour nous tous, une Grande Ile stable et prospère peut tellement offrir à l'ensemble de la région.

Aujourd'hui, plus que jamais, Madagascar reste au cœur de nos préoccupations. Une solution durable doit être trouvée. Madagascar a besoin de la mobilisation de toute la communauté internationale, de tous les acteurs politiques et économiques malgaches et de la solidarité effective de tous ses amis et frères. Mais nous savons bien que la légitimité constitutionnelle et la stabilité politique sont des préconditions au retour des bailleurs de fonds et des investisseurs privés.

Cette rencontre est décisive pour Madagascar et son avenir.

Nous souhaitons que cette rencontre historique dans un des Etats membre de la COI et de la SADC, ici aux Seychelles, soit une avancée significative dans cette longue période d'instabilité politique. Nous espérons qu'elle ouvrira de nouvelles perspectives à Madagascar et à la région toute entière.

Messieurs les dirigeants de Madagascar, je sais que vous êtes résolus à trouver une solution durable à la crise. Votre présence ici est l'expression de cette volonté.

Les Malgaches veulent pouvoir compter sur vous, sur votre leadership, sur votre patriotisme, votre sens de l'Etat, sur votre capacité à placer l'intérêt général avant des intérêts personnels et partisans. Je sais que vous savez qu'il est impératif d'éviter de nouvelles sources de tension et d'affrontements personnels et de laisser le temps panser les blessures de ces trois années de crise. Le moyen de le faire est à votre portée.

La communauté internationale compte sur vos efforts, sur votre vision, sur votre détermination.

Nous comptons tous sur Madagascar et ses multiples potentialités pour bâtir ensemble une région stable et pacifique, qui créera les conditions durables du développement et du progrès pour nos peuples.

Construisons ensemble cet avenir!

Recueillis par Jeannot Ramambazafy - Source: Présidence de la République des Seychelles


Madagascar réunion à Desroches : « Une solution durable doit être trouvée »

La Une du quotidien Seychelles Nation de ce mercredi 25 juillet 2012

Réunion de la crise malgache sur l'île de Desroches, aux Seychelles

« Une solution durable doit être trouvée à la crise malgache », a dit le Président de la République des Seychelles M. James Michel.

Le chef de l'Etat seychellois a fait cette déclaration lors de son allocution hier sur l'île de Desroches où se déroule dans la plus grande discrétion la rencontre entre le Président de la Transition malgache Andry Rajoelina et son principal rival, l'ex-Président Marc Ravalomanana.

Le Président Michel accueille le Président de la Transition malgache Andry Rajoelina

Avant de prononcer son discours, M. Michel a rencontré séparément les deux hommes qui doivent aborder directement les sujets qui fâchent lors d'un tête-à-tête imposé ce mercredi par les pays d'Afrique australe.

L'ex-Président malgache Marc Ravalomanana est salué à son arrivée par M. Michel

En présence des deux leaders malgaches qui se sont mis à table pour discuter de la situation à Madagascar et trouver un accord politique à l'amiable, le Président Michel a dit que depuis le début de cette crise, la COI (Commission de l'Océan Indien) qu'il préside cette année, s'est toujours tenue aux côtés de Madagascar en s'associant aux efforts de la SADC, et en jouant son rôle d'organisation de proximité cimentée par les relations historiques et culturelles qui unissent les peuples de l'Indianocéanie.

« Nous apprécions à sa juste valeur l'effort considérable fait par la SADC pour aider Madagascar à résoudre ses problèmes politiques. Nous avons soutenu ces initiatives parce-ce-que nous pensons qu'elles sont de nature à effectivement aider la population malgache mais aussi parce que le retour de la stabilité à Madagascar est crucial pour tous les pays de notre région de l'Afrique Australe, Orientale et de l'Océan Indien », a dit M. Michel.

Il a ajouté que cette crise a plongé Madagascar dans de profondes difficultés économiques et sociales, et que ses effets pèsent sur le quotidien des populations dont les conditions de vie ne cessent de se dégrader. « Ces conditions sont devenues aujourd'hui insupportables. Des millions de Malgaches sombrent dans la plus extrême pauvreté. Il faut agir rapidement avant que la crise politique ne débouche sur une catastrophe sociale. Cette crise est aussi un handicap pour nous tous, une Grande Ile stable et prospère peut tellement offrir à l'ensemble de la région », a renchéri M. Michel.

Pour le Président seychellois, aujourd'hui, plus que jamais, Madagascar reste au cœur de nos préoccupations. « Une solution durable doit être trouvée. Madagascar a besoin de la mobilisation de toute la communauté internationale, de tous les acteurs politiques et économiques malgaches et de la solidarité effective de tous ses amis et frères. Mais nous savons bien que la légitimité constitutionnelle et la stabilité politique sont des pré-conditions au retour des bailleurs de fonds et des investisseurs privés », a-t-il souligné avant d'ajouter qu'il souhaite que cette rencontre historique dans un des Etats membre de la COI et de la SADC, ici aux Seychelles, soit une avancée significative dans cette longue période d'instabilité politique.

«Nous espérons qu'elle ouvrira de nouvelles perspectives à Madagascar et à la région toute entière», a conclu M. Michel.

A signaler que les deux hommes se sont déjà croisés depuis que Rajoelina, alors maire d'Antananarivo, a déposé Ravalomanana lors d'une révolte populaire au début 2009, mais ils ont toujours évité le face-à-face direct.

Leurs lieutenants ont déjà signé des armistices à plusieurs reprises, sans réussir toutefois à trouver une solution qui permettrait à la Grande Ile de sortir de la crise – politique, mais aussi économique et sociale – dans laquelle elle est engluée depuis plus de trois ans.

Parmi les principales pierres d'achoppement : le retour au pays de l'ancien président – qui vit en exil en Afrique du Sud –, ses démêlés avec la justice, et la question des candidatures à la future présidentielle, qui pourrait avoir lieu en mai ou juin 2013.

Une « feuille de route » de sortie de crise signée en septembre par tous les partis malgaches prévoit bien le retour sans condition de Ravalomanana, mais l'ancien homme fort du pays a été condamné aux travaux forcés à perpétuité par contumace après la mort de plusieurs dizaines de manifestants, tués par sa garde présidentielle en 2009.

Une récente loi d'amnistie ne le concerne pas, et les autorités malgaches ont averti qu'il serait arrêté à son arrivée s'il rentrait au pays. Ravalomanana conteste sa condamnation, prononcée par une cour ordinaire théoriquement pas compétente pour juger un président.

Quand bien même il ne serait pas inquiété par la justice, les modalités de son retour doivent de toute façon être négociées, le camp Rajoelina préférant qu'il rentre discrètement pour éviter toute manifestation importante.

Marc Ravalomanana, qui a toujours dit qu'il rentrerait pour se présenter à une future élection présidentielle (et l'emporter), doit en outre pouvoir se présenter.

Un projet de loi voté par le Parlement exclut les individus condamnés pour crime, et précise que les candidats doivent avoir payé leurs impôts. Or, l'ancien président a une ardoise de plusieurs de dizaines de millions d'euros laissée par sa société agroalimentaire Tiko, dont les infrastructures et les biens ont été détruits ou volés depuis 2009 et qui ne fonctionne plus.

La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) a sommé les deux protagonistes de se mettre d'accord d'ici le 31 juillet, sous peine de désavouer le responsable d'un éventuel échec.

Le Président sud-africain Jacob Zuma, qui dirige la 'troïka', l'organe de défense de la SADC, est attendu sur l'île ce mercredi, pour consacrer un accord, ou éventuellement faire pression sur les deux hommes.

Recueillis par Jeannot RAMAMBAZAFY

Source : Seychelles Nation du 25.07.2012


Madagascar meeting on Desroches : "Let us, together, build this future!", said Président James A. Michel

From left to right : Andry Nirina Rajoelina, James Alix Michel, Marc Ravalomanana on Desroches Island, Seychelles - 24th July 2012

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Statement delivered by President James A Michel

on Desroches at the Madagascar meeting - 24th July 2012

Excellencies, Ladies and Gentlemen,

I have the immense pleasure of welcoming you here on Desroches island -on Seychellois soil- to talk about Madagascar, its people, its future, and also the future of the region.

We are very thankful to President Zuma who will join us tomorrow. We have profoundly appreciated his leadership displayed in the context of the search for a solution to the Malagasy crisis. I heartily welcome members of the troika and the SADC delegation to our country and to our beautiful island of Desroches. This encounter here on Desroches Island is a decisive moment for us to find a lasting solution to the challenges which Madagascar faces.

This is a unique opportunity. Let us seize it. We cannot allow ourselves to miss that opportunity to usher Madagascar in a new era of stability, development and progress.

As you know, the last summit of the SADC proposed an urgent meeting of Mr. Andry Rajoelina, the President of the Transition Authority, and Mr. Marc Ravalomanana, the former President, in the framework of the process to resolve the crisis in Madagascar. I had suggested to President Jacob Zuma, the chairman of the SADC Troika, that Seychelles would host this meeting. We are delighted that our proposal has been accepted. This meeting is a major and decisive event for Madagascar, and also the entire region.

From the beginning of this crisis the Indian Ocean Commission that I am chairing this year has always been at the side of Madagascar. It is involved in the efforts of the SADC, and playing the role of the organization of proximity, bound by historical and cultural ties that unite the peoples of this part of the Indian Ocean. We appreciate the considerable effort of the SADC to help Madagascar resolve its political issues. We supported the initiatives because we think they are of a nature that will effectively help the Malagasy population, and also because the return of stability in Madagascar is crucial for all countries of our Southern Africa, Eastern and Indian Ocean region.

This crisis has plunged Madagascar in deep economic and social difficulties. Its consequences weigh heavily on the daily lives of the population whose living conditions ceaselessly keep degrading. These conditions are today unbearable. Millions of Malagasies are sinking into extreme poverty. This is an urgent need to react before the political crisis leads to a social disaster. This crisis is also a handicap for all of us -- a big island that is stable and prosperous can offer so much to the region as a whole.

Today, more than ever, Madagascar is at the centre of our preoccupations. A lasting solution has to be found. Madagascar needs the mobilization of all the international community, all the Malagasy political and economic actors, and the proven solidarity of all its friends and brothers. We also know very well that constitutional legitimacy and political stability are the preconditions for the return of aid donors and private investors.

This meeting is crucial for Madagascar and its future.

We wish that this historical meeting here in Seychelles, in one of the member states of the IOC and SADC, will be a significant breakthrough in this long period of political instability. We hope that it will lead to new prospects in Madagascar and the entire region.

Gentlemen the leaders of Madagascar, I know that you are determined in finding a lasting solution to the crisis. Your presence here is an attestation of this will.

The Malagasies want to be able to count on you, on your leadership, your patriotism, your sense of statesmanship, your capacity to put the general interest before personal and political interests. I know that you are aware that it is a must to avoid new sources of tension and personal confrontation, and to allow time to heal the wounds of these three years of crisis. The means to do it are with you.

The international community is counting on your efforts, vision and your determination.

We all count on Madagascar and its numerous potentials to build together a stable and peaceful region, that will create the lasting conditions for the development and progress of our peoples.

Let us, together, build this future!

Jeannot Ramambazafy

www.madagate.com Editor in Chief - 24th July 2012
from Presidency of Republic of Seychelles


Rajoelina/Ravalomanana: "Rencontre historique et décisive", selon le Président seychellois James Michel

Le Président des Seychelles, James Alix Michel

Mardi 24 juillet 2012, iles de Desroches aux Seychelles. C'est devant le président de la Transition, Andry Rajoelina, et l'ancien président Marc Ravalomanana, ainsi que les membres de leur délégation respective, que le président seychellois, James Alix Michel a déclaré que « cette rencontre est décisive pour Madagascar et son avenir. Nous souhaitons que cette rencontre historique ouvre de nouvelles perspectives à Madagascar et à la région toute entière. Aussi, j'appelle les responsables malgaches à éviter de nouvelles sources de tension et d'affrontements personnels et de laisser le temps panser les blessures de ces trois années de crise ».

D'après un membre du gouvernement seychellois, témoin oculaire, Messieurs Rajoelina et Ravalomanana se sont serré la main et se sont brièvement entretenu à l'issue du speech du Chef d'Etat des Seychelles. Ensuite, leurs délégations se sont réunies, sans eux, avec des médiateurs de la SADC, et des membres de la COI présidée par le président James Alix Michel. Le vrai face-à-face à huis clos, proprement dit, entre le président de la transition et l'ancien président malgaches, débutera le mercredi 25 juillet 2012.

Jeannot Ramambazafy, 24 juillet 2012


La 85ème session du Conseil permanent de la Francophonie

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PRESS STATEMENT OF THE MINISTERIAL COMMITTEE OF
THE ORGAN TROIKA
26 JANUARY 2012

1. The Southern African Development Community (SADC) Ministerial Committee of the Organ (MCO) Troika, comprising of South Africa as Chair, the Republic of Zambia and United Republic of Tanzania as well as the SADC Secretariat, convened an urgent meeting in Pretoria. The meeting was attended by the Malagasy political stakeholders among them; the representatives of President of the Transition, Prime Minister of Consensus, the Deputy Prime Minister, the President of the Congress of Transition and Mouvances (Political Parties) Ravalomanana and Zafy, respectively.

2. The meeting of the MCO Troika took place within the context of the progress made in the implementation of the SADC Roadmap "To end the Crisis in Madagascar." The Organ Troika reflected on the political situation in Madagascar, progress made and challenges experienced.

3. The MCO Troika reaffirmed that there has been much progress made in the past few months by all political stakeholders in the implementation of the Roadmap, however it was also noted that some critical challenges still remains to be resolved.

4. The events of 21st January 2012 in which former President Ravalomanana attempted to enter Madagascar unilaterally are seen as setback. There is already an agreed process in place in which the MCO Troika has undertaken to ensure the safe and secure return of all political exiles as required by Article 20 of the Roadmap.


5. The MCO Troika noted that this action by former president was unfortunate as it had the potential to jeopardise further implementation of the Roadmap to which most political parties had agreed. However the MCO Troika further noted that these actions could have been precipitated by the perception that the process to ensure the return of political exiles in terms of Article 20 of the Roadmap had not been given sufficient attention.

6. Equally so, the MCO Troika was disappointed by the immediate response and statements made by the Transitional Authority to this incident. Moving forward, the MCO Troika demands that the Transitional Authority and all stakeholders involved urgently find a consensual approach for the implementation of the Roadmap in its entirety and in particular, Article 16,17,18,19 and 20 read together with Article 45 of the RoadMap.

7. The MCO Troika emphasised the need to avoid the selective implementation of the Roadmap. Therefore, the Malagasy stakeholders are urged to expedite the process of implementing all the other outstanding articles of the Roadmap especially those relating to confidence building measures. These include the enactment of amnesty legislation; release of political prisoners; the unconditional return of political exiles and protection and promotion of human rights as they relate to the freedom of assembly, association and expression.

8. The MCO Troika furthermore calls for an immediate prioritisation of the enactment of the amnesty legislation by 29th February, 2012 in order to facilitate implementation of outstanding matters as per the Roadmap.

9. The MCO Troika remains seized with complaints by some of the signatories and in particular the complaints related to the formation of the transitional government. The MCO Troika aims to resolve these issues by the 29th of February, 2012.

10. The MCO Troika reiterated the importance of adherence to the letter and spirit of the Roadmap in its entirety. The Roadmap is the most viable instrument that can contribute towards ensuring peace, stability and democracy in Madagascar. These include the principles of consensus, integrity, impartiality and inclusivity in all actions by all the signatories. The signatories should take up their positions and fully participate in the Transitional Authority.

11. The MCO Troika reaffirmed the significance of the Roadmap as the only mechanism to resolve the current political crisis. It re-emphasized that the Roadmap is also aimed at facilitating a process leading to the holding of free, fair, credible and transparent elections. The MCO Troika also stressed the urgency for the establishment of a credible and acceptable electoral body (CENI) that will prepare and conduct elections that is free and fair. It also noted the positive progress in this regard i.e. the recently passed legislation by parliament as well as the expert support that the UN provided in this process.

12. The MCO Troika, after having carefully considered the current challenging political environment, implores upon all the signatories and their supporters to desist from engaging in any further decisions and activities that are designed to create division and which casts aspersions on the current SADC sponsored political process.

13. The MCO troika furthermore makes the clarion call to all stakeholders, their supporters, civil society and the media to end the current rumour-mongering, disinformation and slandering of the Malagasy leadership deployed to lead the implementation of the Roadmap, as these actions amount to a violation of Article 22 and 23 of the Roadmap and distracts and deters these otherwise dedicated persons in helping to move Madagascar forward. Instead it calls upon all these stakeholders to positively contribute to this process by helping to create the conditons for an environment of consensual engagement, compromise, nation building and forgiveness.

14. The MCO Troika also appeals to all political leaders of the various parties to act responsibly by providing the necessary leadership, political maturity and functional coherence in finding ways of working together during this critical period. The interests of the Malagasy nation must be placed above narrow party political,emotional,historical and individual interests.

15. In conclusion the SADC MCO Troika will continue to remain seized with the Malagasy political process in order to ensure that there are free and fair elections and that Madagascr returns to constitutional normalcy and becomes a democratic dispensation based on the will of all the people.

26 January 2012
Pretoria


CSP-UA : Communiqué du 8 décembre 2011
sur Madagascar

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Press Statement

The SADC Troika welcomes the recent momentum being built by the Malagasy leadership in returning Madagascar to constitutional normalcy. In particular we as well as the international community at large are encouraged by the recent agreement reached to restructure the parliament as a parliament of national unity representing all the platforms.

The breakthrough represents another positive step in edging Madagascar one step closer to a democratic dispensation and on the path to prosperity.

This compromise is also a further example that the leadership of Madagascar is able to rise to the occasion and resolve their differences themselves through a culture of consensus and robust engagement. 

These actions represent in practical terms what we mean when we speak about the spirit of the Roadmap.

We hope that this culture of consensus will continue  and that the restructured parliament will be based on the spirit of the Roadmap and not just the letter, i.e. The interim parliament must be based upon the principles of integrity, consensus, and fairness for it to remain credible.

We reiterate that for the roadmap to remain on track and intact the interim parliament must be a reflection of all the political platforms in a fair and equitable manner.
We furthermore wish to commend the culture of confidence building measures that is beginning to emerge amongst the leadership of the political platforms.

In particular we welcome the President of the High Transition Authority, Mr Rajoelina's role and dignified response to the return of Mr. Ratsiraka. His Excellency’s statesmanship resulted in Mr. Ratsiraka’s return being without any negative incidence on the part of the interim government of national unity.

We implore upon Mr. Ratsiraka to also put the interests of the Malagasy Masses and we hope that he will rise to the occasion and show the same levels of leadership, discipline and statesmanship as many of his political counterparts of all the other platforms.

In moving forward we make the clarion call to all the political platforms participating in and or supporting the Roadmap to rev up the positive pattern that is emerging and continue to build upon the current culture of consensus.

This will ensure that the country will be able to overcome all obstacles which lie ahead in the same manner and spirit that some of our other African countries with similar and at times more complex challenges.

Issued by the Executive Secretary
On behalf of SADC Troika
1 December 2011


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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La Troïka de la SADC se réjouit du nouvel élan amorcé par la direction malgache dans le retour à l'ordre constitutionnel à Madagascar. En particulier, nous ainsi que la communauté internationale dans son ensemble trouvons très encourageant l'accord conclu récemment visant à restructurer le Parlement de sorte à ce qu'il soit un Parlement d'unité nationale représentant toutes les plates-formes.

Cet accord constitue une percée qui représente un pas positif et qui rapproche Madagascar de l'ordre démocratique et le met sur la voie de la prospérité.

Ce compromis illustre, en outre, l'exemple que le leadership malgache peut se montrer à la hauteur de la situation et résoudre ses différends par lui-même par le biais d'une culture de consensus et d'engagement solide. 

Ces actions représentent concrètement ce que nous voulons dire quand nous parlons de l'esprit de la Feuille de route.

Nous espérons que cette culture de consensus se poursuivra et que le Parlement restructuré sera basé non seulement sur l'esprit de la Feuille de route, mais aussi sur la lettre. Ainsi le Parlement provisoire devrait être basé sur les principes d'intégrité, de consensus et d'impartialité pour qu'il reste crédible.

Nous réaffirmons que le Parlement provisoire devra être le reflet de toutes les plates-formes politiques de manière juste et équitable si la Feuille de route veut rester sur la bonne voie et demeurer intacte.
En outre, nous souhaitons saluer la culture des mesures de restauration de la confiance qui se dessinent entre la direction des diverses plates-formes politiques.

En particulier, nous nous réjouissons du rôle et de la réponse digne de M. Rajoelina, Président de la Haute autorité de transition en ce qui concerne le retour de M. Ratsiraka. Ses qualités d'homme d'État ont fait que le retour de M. Ratsiraka n'a pas donné lieu à des incidences négatives de la part du gouvernement provisoire d'unité nationale.

Nous implorons M. Ratsiraka de laisser primer les intérêts des malgaches et nous espérons qu'il sera à la hauteur et montrera les mêmes degrés de leadership, de discipline et d'homme d'État que ses homologues politiques de toutes les autres plates-formes.

En avançant nous parlons avec force à toutes les plates-formes politiques qui participent à ou qui appuient la Feuille de route et leur disons d'accélérer le modèle positif qui est en train d'émerger et de continuer à renforcer la culture actuelle de consensus.

Cette culture s'assurera que le pays pourra surmonter tous les obstacles qu'il reste à franchir de la même façon et dans le même esprit que les autres pays africains ont dû affronter des défis similaires ou des fois plus complexes.

Émis par le Secrétaire exécutif
Au nom de la Troïka de la SADC
1er décembre 201


30 NOV 2011 : LA FRANCOPHONIE ENCOURAGE MCAR A SORTIR DE LA CRISE

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Press Statement

The SADC Troika of the Ministerial Committee of the Organ wishes to congratulate the Malagasy people, the Mouvances and the Transitional Government as well as all other political platforms who have participated in and / or supported the reaching of another key milestone in bringing Madagascar one step closer to a democratic dispensation i.e. the formation of the transitional government executive / cabinet of consensus earlier this week.

Troika notes the rapid progress made over the past two months in ensuring the realisation of the SADC Road Map which seeks to end the crisis in Madagascar.

Troika wishes to congratulate both the President of the High Transition Authority and the Prime Minister for having duly exercised and executed their responsibilities with regard to the appointment of a transitional executive cabinet of consensus. Equally, Troika wishes to congratulate all the opposition political platforms who participated in and have supported the process to date.

Troika also notes that although the process of appointing the cabinet has not been without its challenges it is satisfied that the process is broadly in line with the letter and spirit of the road map.

Troika wishes the newly appointed members of cabinet well and hopes that they remain committed to positive participation in this transitional arrangement as it is a necessary means to achieving a democratic dispensation.

In moving forward ;Troika realizes that there will be many risks on this path given that a transitional government of national unity by its nature comprises a diversity of political personalities, political platforms and policy perspectives. The challenge for this cabinet however is to turn this diversity into opportunities with a clear unity of purpose that seeks to ensure a better life for all Malagasy people by returning it to constitutional normalcy and a democratic state.

In this regard the government of national unity discussions and decisions should always be guided by the key principles and spirit of the Road map which include consensus, credibility, integrity, impartiality, accountability and Nation building.

Troika is aware that there are a number of political platforms, some of whom are currently participating in the GNU, and others who, from the outset, have not participated in and supported process, that are creating a climate resistance to the current process. These platforms are inciting leaders to withdraw and or suspend participation within the government of national unity.

Political Platforms should note that suspension of participation by implication means the rejection of the SADC Road Map and the implementation thereof as endorsed by Troika.

This strategy of suspension goes against international norms and practices of building a government of national unity. Whilst Troika acknowledges that there may be some concerns in respect of the representation of the cabinet, Troika implores upon the parties to continue to participate and allow it to address these concerns through the legitimate mechanisms within SADC.

Democratic values and the building of a government of a national unity dictate that problems and issues are addressed through robust engagement and consensus decisions between parties as opposed to non collaboration.

Troika therefore implores upon the leadership of all political platforms to make the necessary sacrifices and compromises in order to move the process forward. The people of Madagascar require the leadership to put the national interest above the interests of respective platforms.

Issued by the Executive Secretary
On behalf of SADC Troika
26 November 2011


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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La Troïka de la SADC du Comité Ministériel de l'Organe tient à féliciter le peuple malgache, les Mouvances et le Gouvernement de Transition ainsi que toutes les autres plates-formes politiques qui ont participé et / ou soutenu la conclusion d'une nouvelle étape clé en faisant faire à Madagascar un pas de plus vers un système démocratique à savoir la formation du gouvernement transitoire de consensus plus tôt cette semaine.

La Troïka constate les progrès rapides réalisés au cours des deux derniers mois pour assurer la réalisation de la Feuille de route de la SADC, qui vise à mettre fin à la crise à Madagascar.
La Troïka tient à féliciter à la fois le président de la Haute Autorité de Transition et le Premier ministre pour avoir dûment exercé et exécuté leurs responsabilités concernant la désignation d'un gouvernement transitoire de consensus. De même, la troïka tient à féliciter toutes les plates-formes politiques de l'opposition qui ont participé et soutenu le processus à ce jour.

La Troïka constate également que si le processus de nomination du gouvernement n'a pas été sans défis, il est convaincu que le processus est globalement en phase avec la lettre et l'esprit de la Feuille de route.

La Troïka souhaite du succès aux membres du gouvernement nouvellement nommés et espère qu'ils restent attachés à une participation positive dans cette disposition transitoire car c’est un moyen nécessaire pour atteindre un régime démocratique.

En avançant, la Troïka réalise qu'il y aura beaucoup de risques sur le chemin étant donné que le gouvernement transitoire d'unité nationale, par sa nature, inclut une diversité de personnalités politiques, de plates-formes politiques et de perspectives politiques. Le défi de ce gouvernement est cependant de changer cette diversité en opportunités avec une unité claire de l'objectif qui vise à assurer une vie meilleure pour le peuple malgache tout entier le ramenant à la normalité constitutionnelle et à un État démocratique.

À cet égard, les discussions et les décisions du gouvernement d'unité nationale doivent toujours être guidées par les principes clés et l'esprit de la Feuille de route incluant le consensus, la crédibilité, l'intégrité, l'impartialité, la responsabilité et la construction de la Nation.
La Troïka est consciente qu'il y a un certain nombre de plates-formes politiques, dont certaines participent actuellement au GUN, et d'autres qui, dès le départ, n'ont pas participé et contribué au processus, qui créent un climat de résistance dans l’actuel processus. Ces plateformes incitent les dirigeants à se retirer ou suspendre leur participation au sein du gouvernement d'unité nationale.
Les plates-formes politiques doivent prendre note que la suspension de la participation, par implication, signifie le refus de la Feuille de route de la SADC et de la mise en œuvre de celle-ci telle qu’approuvée par la Troïka.

Cette stratégie de suspension va à l'encontre des normes et pratiques internationales de construction d'un gouvernement d'unité nationale. Alors que la Troïka reconnaît qu'il peut y avoir quelques inquiétudes en ce qui concerne la représentation du gouvernement, la Troïka implore les parties de continuer à participer et de lui permettre de répondre à ces préoccupations par les mécanismes légaux au sein de la SADC.

Les valeurs démocratiques et l'édification d'un gouvernement d'unité nationale exigent que les problèmes et les questions soient abordés à travers un engagement solide et des décisions prises par consensus entre les parties, par opposition à la non-collaboration.

La Troïka implore donc les dirigeants de toutes les plates-formes politiques à faire les sacrifices nécessaires et des compromis pour faire avancer le processus. Le peuple de Madagascar a besoin que les dirigeants mettent l'intérêt national au-dessus des intérêts des plates-formes respectives.

Publié par le Secrétaire Exécutif
Au nom de la Troïka de la SADC
26 Novembre 2011


Madagascar/gouvernement: Paris soutient

La France a apporté aujourd'hui son soutien au gouvernement d’union nationale présenté la veille à Antananarivo, en dépit du boycott observé lors de cette présentation par cinq ministres de l’opposition.

"La France salue le caractère inclusif et consensuel de ce gouvernement de transition", a affirmé dans un communiqué le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. En parlant d'"avancée majeure", il a estimé que "les conditions sont à présent remplies pour que la communauté internationale reprenne progressivement son aide à Madagascar". La nomination du nouveau gouvernement, qui compte 35 membres en plus du Premier ministre de consensus Omer Beriziky, entre dans le cadre d'une Feuille de route signée le 17 septembre.

Cinq ministres - deux du camp d'Albert Zafy et trois du camp de Marc Ravalomanana, deux ex-présidents - ont boycotté la cérémonie. L'opposition n'a pas obtenu tous les postes qu'elle souhaitait ni le remplacement de plusieurs ministres-clés de l’ancien gouvernement. Madagascar est en crise politique et économique depuis l’éviction, en mars 2009, du président Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, alors maire de la capitale et devenu ensuite président de la transition avec le soutien de l'armée.

Source: www.lefigaro.fr


Evènements

Madagascar - Désignation du gouvernement de transition d’union nationale (22 novembre 2011)

La désignation du Gouvernement de Transition d’Union Nationale sous l’autorité du Premier ministre désigné, M. Omer Beriziky, marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la Feuille de Route signée le 17 septembre.

La France salue le caractère inclusif et consensuel de ce Gouvernement de Transition, comme en atteste la diversité des tendances politiques en son sein, puisque tous les signataires de la Feuille de Route y sont représentés. La désignation de ce gouvernement illustre le souci du président de la Transition et des acteurs malgaches de traduire leur volonté de changement en actes. La France salue leur détermination à poursuivre le processus de réconciliation.

La France salue également le travail de médiation de la Troïka de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe), conduite par le vice-ministre sud-africain des relations internationales et envoyé spécial du président Zuma, M. Marius Fransman, dont les efforts, conjoints à ceux des parties prenantes malgaches, ont permis cette avancée majeure.

La France exprime son soutien au Gouvernement de Transition ainsi nommé. Conformément à l’esprit et à la lettre de la Feuille de Route, celui-ci devra conduire Madagascar vers des élections libres, crédibles et transparentes.

Les conditions sont à présent remplies pour que la communauté internationale reprenne progressivement son aide à Madagascar. Le redressement économique doit accompagner le retour à une vie institutionnelle normale.

Source: www.diplomatie.gouv.fr


Le Président Andry Rajoelina.
Interviewé par Jeune Afrique

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16 mai 2011: Le Président Andry Rajoelina.
Interviewé par Jeune Afrique

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14 mai 2011: Le Président
Andry Rajoelina sur TV5 Monde

TV5 Monde (TV5 Monde) : Vous êtes Président de Transition malgache, alors rappelons-le pour nos téléspectateurs, Madagascar est plongé depuis deux ans dans une grave crise politique depuis votre accession au pouvoir, fort du soutien de l’Armée. Depuis, les autorités de Transition ne sont pas reconnues par la Communauté internationale. Vous étiez en Turquie en début de semaine, vous êtes depuis jeudi à Paris, vous aviez été reçu par le Ministres français des Affaires étrangères, Alain Juppé, puis par le Secrétaire Général de l’OIF, Monsieur Abdou Diouf. Que cherchez-vous à convaincre ? Que vous êtes l’homme de la situation pour sortir Madagascar de la crise ?

Président de la Haute Autorité de la Transition (PHAT) : « Madame Bonjour ! Ecoutez ! A Madagascar, depuis deux ans effectivement, il y avait eu un soulèvement populaire en 2009, mais ce qui est important à signaler mais surtout à signifier, c’est qu’en Novembre dernier, le Peuple malgache s’est exprimé à travers l’adoption de la Nouvelle Constitution de la Quatrième République. Et dans les dispositions transitoires de notre Constitution, c’est clair, il est stipulé que je dirige la Transition jusqu’à l’avènement d’un nouveau Président de la Quatrième République. Aujourd’hui, Madagascar n’a pas besoin d’armes pour résoudre son problème. Madagascar a juste besoin d’accompagnement pour les prochaines élections présidentielles et législatives, que nous comptons organiser cette année ».

TV5 Monde : Justement, le 20 Mai, la Communauté des Etats d’Afrique Australe se réunit en sommet. Elle vous reconnaît comme Président de Transition jusqu’aux prochaines élections. Sans pour autant fixer de date. Quel est votre calendrier ?

PHAT : « C’est un appel que je lance à tous les Dirigeants et Chefs d’Etat, membres de la SADC : il n’est pas dans l’intérêt de qui que ce soit de prolonger la crise à Madagascar. Regardez ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte. Il y avait eu un soulèvement populaire. C’est exactement comme ce qui s’est passé à Madagascar. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est justement d’organiser les élections le plus rapidement possible. Et c’est le souhait, l’aspiration du Peuple malgache ».

TV5 Monde : Le plus rapidement possible ? Ca veut dire quoi ? Donnez-nous une date.

PHAT : « A Madagascar, l’organisation des élections devrait se passer entre le 1er Mai et le 30 Novembre. Mais au-delà, c’est-à-dire, du 30 Novembre au 30 Avril, c’est la saison des pluies. Donc, on ne pourra pas organiser des élections ».

TV5 Monde : Donc, 30 Novembre au plus tard ?

PHAT : « Au plus tard, le 30 Novembre ».

TV5 Monde : Huit (08) groupes politiques ont accepté la Feuille de route de la Communauté des Etats d’Afrique Australe. Par contre, l’opposition, elle, s’y oppose toujours. Que répondez-vous à l’opposition ?

PHAT : « Il y a ceux qui veulent aller vers les élections aujourd’hui à Madagascar. Il y a ceux qui veulent aussi mettre fin à la crise à Madagascar. Il y a ceux qui ne veulent pas du tout et ceux qui ne veulent pas participer aux élections. Quant à nous, ce qui nous intéresse, c’est l’avenir du pays, l’avenir de Madagascar, qui est un grand pays avec beaucoup de potentiels. Ce qu’on leur dit aujourd’hui, c’est qu’il faut rendre au Peuple le pouvoir, c’est-à-dire, c’est au Peuple de décider l’avenir et le destin de Madagascar, par la voie des élections ».

TV5 Monde : Alors, le Parlement de la Transition est actuellement en session. Il se penche sur le code électoral justement, mais également sur d’autres Lois très politiques, dont celle de l’amnistie, un enjeu de taille qui compte pour ceux qui souhaitent retourner sur le devant de la scène politique. Etes-vous vraiment motivé pour que ce point, l’amnistie, soit légiférer ?

PHAT : « Bien sûr. Il ne faut pas confondre pardon et amnistie. Parce que l’amnistie, dans les règles internationales, tout ce qui est crime de sang ou génocide n’est pas du tout amnistiable. Donc moi, je suis, justement, pour le pardon mais pas pour l’impunité ».

TV5 Monde : Est-ce qu’on peut imaginer que Marc Ravalomanana revienne à Madagascar alors qu’il est aujourd’hui en exil en Afrique du Sud ?

PHAT : « En ce qui concerne l’ancien Président, vous savez que le Peuple a réclamé justice sociale. Il ne faut pas oublier que c’est le Peuple qui l’a amené au pouvoir mais il a répondu par les armes. Pour moi, c’est impardonnable car c’est une haute trahison, le fait d’utiliser des armes contre ses concitoyens ».


12 mars 2011: Le PrésidentAndry Rajoelina : entretien pour JDS (île Maurice)

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