50 ans du retour de l’Indépendance

«  La République de Madagascar n’entend pas renier son appartenance à la grande famille internationale tout comme elle ne peut pas faire fi de l’interdépendance au sein de notre village planétaire.
En cette année de la célébration du cinquantenaire de notre Indépendance recouvrée, les véritables aspirations populaires nous intiment à refuser toute compromission contre la volonté populaire et la souveraineté nationale ne sont pas négociables tout comme elles ne peuvent pas être confinées dans la sphère des calculs politiques, voire du chantage.
La détermination du peuple malgache, qui s’est manifestée dans toutes les régions du pays, a abouti à la mise en place de la Haute Autorité de la Transition.
Nous avons pris la lourde responsabilité de conduire la mise en œuvre des véritables aspirations du peuple, tout en maintenant le dialogue avec la Communauté internationale. A présent, ayant la ferme volonté d’achever cette période de transition, avant le 26 juin 2011, nous misons sur toutes les forces vives de la Nation -et surtout les jeunes- pour prendre en main l’avenir du pays, afin de léguer un héritage digne de la génération future ».

Andry Nirina RAJOELINA
Président de la Transition de Madagascar



50 ans d’existence :
leur histoire


Mialy RAJOELINA
La Première Dame de l'Etat

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Abdou Diouf appelle à la mobilisation
de toutes les parties pour la préparation
des prochaines élections

Mardi 10 novembre 2009


Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, se félicite de l’issue de la réunion qui s’est tenue à Addis-Abeba du 3 au 6 novembre 2009, entre les quatre mouvances malgaches et les facilitateurs de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC), de l’Union africaine (UA), de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il se réjouit de l’adoption d’un Accord Additionnel aux Accords de Maputo portant sur la mise en place des Institutions de la Transition à Madagascar et la répartition, au sein de ces dernières, des responsabilités entre les quatre mouvances.

Le Secrétaire général encourage les parties à persévérer dans leurs efforts en procédant au plus vite à toutes les nominations attendues et appelle à la mobilisation de toutes les parties pour une mise en œuvre effective de la préparation des prochaines élections dans des conditions respectant les critères de liberté, fiabilité et transparence.

A ce titre, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui n’a ménagé aucun effort durant l’ensemble du processus de réconciliation, aussi bien à travers la forte implication, dans ces négociations, de l’envoyé spécial du Secrétaire général, le Premier ministre Edem Kodjo, œuvrant au sein de la médiation collective, que dans le cadre du groupe international de contact sur Madagascar, réitère sa disponibilité à accompagner pleinement les étapes à venir en dépêchant notamment une mission d’expertise et d’évaluation en perspective des futures élections, conformément aux engagements pris à Maputo et à Addis-Abeba.


Cérémonie de présentation de lettre de créance
de l’Ambassadeur de France,
SEM Jean Marc Châtaigner 

Mardi 10 novembre 2009

La cérémonie de présentation de lettre de créance de l’Ambassadeur de France a eu lieu ce matin au palais d’Etat d’Iavoloha.

  1. L’Ambassadeur de France, SEM Jean Marc Châtaigner  a été accueilli par le Secrétaire Général de la Présidence M. Haja Resampa
  2. Puis reçu par le Vice Premier Ministre chargé des Affaires Etrangères SEM Ny Hasina Andriamanjato sur le Perron du Palais après avoir passé la revue militaire et les hymnes nationaux.
  3. Arrivé à Madagascar depuis mars dernier, l’Ambassadeur de France a remis ses lettres de créance au Président de la Transition SEM Andry Nirina Rajoelina et durant cette brève cérémonie, ce haut diplomate français  a présenté ses proches collaborateurs au Président de la Transition.

SEM Jean Marc Châtaigner est alors le premier diplomate à avoir pris acte des accords d’Addis-Abeba en officialisant sa présence en sa qualité d’Ambassadeur de France à Madagascar juste après la mise en place d’une transition inclusive et consensuelle

 


COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'AMBASSADE DES ETATS UNIS

Antananarivo, 8 Octobre, 2009 : Les Etats-Unis constatent avec encouragement les étapes récemment franchises par tous les groupes politiques Malagasy pour la mise en place d’un gouvernement consensuel et inclusif de la transition.  Nous exhortons toutes les parties concernées à poursuivre ces efforts et à installer, dans l’esprit de compromis, un gouvernement inclusif de la transition ayant la capacité de restaurer la gouvernance constitutionnelle et l’état de droit, par le biais d’élections libres, justes et inclusives suivant le calendrier et le cadre prévus par les accords de Maputo.

Nous louons et exprimons  tout notre soutien envers les efforts de l’équipe de médiation dirigée par le Président de la Commission Paix et Sécurité de l’Union Africaine, Monsieur Jean Ping et l’ancien Président Mozambicain Joachim Chissano, pour trouver une solution pacifique, consensuelle et inclusive à cette crise.


Statement attributable to the Spokesperson for the Secretary-General on Madagascar The Secretary-General appeals to the President of the Haute Autorité de Transition in Madagascar and other interested parties to adhere to the spirit of the Maputo agreements.  He calls on the authorities to reach consensus on the composition of the Government of National Unity foreseen in the Maputo Political Agreement of 9 August. He reiterates that there is no alternative to a political agreement and a consensual transition. He calls on all parties and all sectors of the Malagasy society to remain calm and allow for a peaceful resolution of the crisis.

The United Nations will remain engaged through the Joint Mediation Team for Madagascar and is ready to support the implementation of the Maputo agreements and accompany the Malagasy people as the country returns to normalcy.

New York, 3 September 2009

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Déclaration attribuable à la Porte-parole du Secrétaire général sur Madagascar

Le Secrétaire général exhorte le Président de la Haute Autorité de Transition à Madagascar et les autres parties intéressées à adhérer à l’esprit des accords de Maputo.  Il invite les autorités à parvenir à un consensus sur la composition du Gouvernement d’Union Nationale prévu dans l’Accord Politique de Maputo signé le 9 août. Il réitère qu’il n’y a pas d’alternative à un accord politique et à une transition consensuelle. Le Secrétaire général appelle toutes les parties et tous les secteurs de la société malgache à maintenir le calme afin de faciliter une résolution pacifique de la crise.

L’Organisation des Nations unies demeure engagée par le biais de l’Equipe conjointe de médiation pour Madagascar. Elle se déclare prête à soutenir la mise en œuvre des Accords de Maputo et à accompagner le peuple malgache dans ses efforts pour un retour à la normale.

New York, le 3 septembre 2009


Vendredi 4 Septembre 2009

Les Etats-Unis réitèrent leur appel en faveur d'une résolution pacifique et consensuelle de l'actuelle crise politique à Madagascar. Le moment est désormais venu pour les partis politiques Malagasy de prouver leur qualité d'Homme d'Etat, dans l'intérêt suprême du peuple Malagasy.


 Nous encourageons toutes les parties concernées à respecter et à réaffirmer leurs engagements envers le processus et les accords de Maputo, notamment à travers la mise en place rapide d'un gouvernement consensuel de transition ainsi que des institutions qui vont l'accompagner.  Toute action unilatérale d'une quelconque partie menacerait la résolution de cette crise politique, dans laquelle les Etats-Unis maintiennent, comme toujours, leur impartialité.

Public Affairs Section


U.S. Embassy Antananarivo, Madagascar


Thursday, August 13, 2009

The United States is encouraged by the signed agreements, accords and charters resulting from the summit of all four political groups in Maputo, Mozambique August 5-9, 2009.  We congratulate the parties and the international mediation team led by former Mozambican President Joachim Chissano on the progress made to date.  We further applaud all parties for their willingness to come together in the true spirit of negotiation and compromise.  The United States believes that continued dialogue and inclusivity are crucial to the return of a democratic and constitutional Republic of Madagascar.  We call on all parties to continue to work together in good faith to move this process forward and respect the commitments they have made.

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Version française

Jeudi 13 août 2009

Les Etats-Unis sont encouragés par les accords et les chartes signés lors du  sommet des quatre groupes politiques à Maputo, Mozambique du 5 au 9 août 2009. Nous félicitons les parties et l'équipe de médiation internationale menée par l'ancien Président mozambicain Joachim Chissano sur le progrès accompli jusqu' à ce jour. Nous applaudissons davantage toutes les parties pour leur volonté de se mettre ensemble dans un véritable esprit de négociation et de compromis. Les Etats-Unis croient que le dialogue et l'inclusivité continus sont cruciaux pour le retour à une  République de Madagascar démocratique et constitutionnelle. Nous faisons appel à toutes les parties de continuer à travailler ensemble de bonne foi pour faire avancer ce processus et pour respecter les engagements qu'ils ont pris.

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Dikan-teny Malagasy

Alakamisy 13 aogositra 2009

Mahavelom-bolo an'i Etazonia ny fahavitan'ny fifanarahana sy ny sata vokatry ny fihaonana an-tampon'ireo lafin-kery politika efatra nivory tany Maputo, Mozambika nanomboka ny 5 ka hatramin'ny 9 Aogositra 2009.
Miarahaba ireo antoko  ireo sy ny ekipan'ny Mpanelanelana Iraisam-pirenena eo ambany fitarihan'ny  Filoha mozambikana teo aloha, Joachim Chissano, tamin'ny fahombiazana tontosa hatreto izahay. Derainay hatrany ireo lafin-kery ireo nohon'ny finiavan'izy ireo hiaraka amin'ny saina vonona hifanakalo hevitra sy hitady marimaritra iraisana. Mino i Etazonia fa ny fitohizan'ny fifampiresahana sy ny fandraisana ny hafa hiaraka dia kihon-dalana lehibe ho amin'ny fiverenana ho any amin'ny Repoblika Demokratika araka ny lalam-panorenana eto Madagasikara. Manao antso avo ho an'ireo lafin-kery ireo ary izahay mba hanohy hatrany ny fiaraha-miasa amin'ny fo madio mba hampandrosoana ny fitadiavam-bahaolana  sy hanajana ny fifanekena natao.

Public Affairs Section

U.S.  Embassy Antananarivo

(261) 20 33 442 2365

(216) 20 32 020 1933

 


MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA FEDERATION DE RUSSIE

DEPARTEMENT DE L’INFORMATION ET DE LA PRESSE
119200, Moscou G-200, place Smolenskaïa-Sennaïa., 32/34; tél.:(495) 244-4119, fax: 244-4112
e-mail: dip@mid.ru, web-address: www.mid.ru

Processus de normalisation
de la situation à Madagascar.

Les négociations entre les chefs de file de quatre mouvances politiques principales de Madagascar – ex-présidents du pays Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka, Albert Zafy et le dirigeant de l’Administration actuelle Andry Rajoelina – se sont terminées le 8 août dans la capitale de Mozambique. Les négociations ont abouti à la signature de l’Accord politique de Maputo, qui fixe les principes de base de la sortie de crise politique interne à Madagascar durant la période de transition, qui ne devra pas aller au delà de 15 mois. D’autres accords de principe ont également été atteints.


Moscou considère que ces accords représentent un pas important vers le règlement de la situation en République de Madagascar et espère que toutes les parties concernées les respecteront.


Le 10 août 2009



 


Communiqué de l’équipe conjointe de médiation pour Madagascar

Le Sommet des Chefs de file des mouvances politiques malgaches de Maputo, qui s’est tenu sous l’égide de l’Union africaine dans le but d’échanger sur les moyens d’accélérer la résolution de la crise politique qui dure depuis 6 mois à Madagascar, s’est clôturé ce dimanche 10 août, au Centre de Conférence Joaquim Chissano à Maputo, Mozambique.

Les conclusions du Sommet découlent des larges consultations conduites par l’Equipe Conjointe de Médiation du 5 au 9 août avec les Chefs de file des mouvances politiques malgaches Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy. L’objectif était d’identifier les points d’accord et de désaccord ainsi que d’explorer les moyens de faire face aux obstacles restants, afin de restaurer la normalité à Madagascar.

Pendant ce sommet historique des Chefs de file, qui se sont rencontrés pour la première fois et se sont mis d’accord sur un cadre pour une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle ainsi que sur la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale dirigé par un Premier ministre de consensus, 3 vice-Premier ministres et 28 ministres.

Le Sommet de Maputo s’est conclu sur les accords suivants :

L’Accord politique de Maputo

La Charte de la Transition

La Charte des valeurs, visant à promouvoir un esprit de non-violence, de tolérance, de pardon, de réconciliation et de respect mutuel

Un accord sur l’annulation des condamnations liées aux événements de 2002 à Madagascar

Un accord relatif au cas du Président Ravalomanana

Un accord sur l’annulation des condamnations envers des personnalités politiques, civiles et militaires sous le régime Ravalomanana

Les participants se sont mis d’accord sur la durée de la période de transition, qui ne devra pas aller au-delà de 15 mois à partir de la date de signature de l’Accord politique de Maputo. La transition prendra fin avec la tenue d’élections crédibles organisées sous supervision internationale et menant à la mise en place d’institutions démocratiques et stables à Madagascar.

Les parties se sont également mises d’accord sur les institutions de la transition, l’amnistie, la réconciliation nationale, le statut des anciens Chefs d’Etat et les réformes constitutionnelles.

L’Equipe Conjointe de Médiation pour Madagascar félicite les Chefs de file pour leur sens des responsabilités et leur engagement remarquable à accompagner le retour de Madagascar à la normalité. Elle appelle tous les acteurs politiques malgaches à maintenir le consensus de Maputo qui permettra le retour à la paix et la stabilité ainsi que la reprise de la marche du pays vers la prospérité.

L’Equipe Conjointe de Médiation pour Madagascar espère que l’esprit de Maputo accompagnera les parties dans la mise en œuvre de cet Accord historique.

L’Equipe Conjointe de Médiation pour Madagascar espère également que le Peuple Malgache demeurera uni derrière ses leaders politiques et soutiendra les objectifs et Accords signés lors du Sommet de Maputo.

Quant à elle, l’Equipe Conjointe de Médiation pour Madagascar s’engage à soutenir, avec l’appui du Groupe International de Contact et la communauté internationale tout entière, le processus de transition jusqu’à son aboutissement.

En son nom ainsi qu’au nom des mouvances politiques malgaches, l’Equipe Conjointe de Médiation pour Madagascar remercie le peuple et les autorités du Mozambique pour leur hospitalité durant le Sommet.


Jean Claude Boidin a félicité l’initiative
du Président de la HAT Andry Rajoelina
d’élargir les négociations aux autres mouvances

SEM Jean Claude Boidin,
Ambassadeur résident de la Commission de l’Union Européenne à Madagascar

Après quatre ans et demi d’exercice de représentation à Madagascar, la mission du Chef de la Délégation de l'Union Européenne SEM Jean Claude Boidin s’est achevée. Interrogé par les journalistes concernant le Régime de Transition, Jean Claude Boidin a ouvertement félicité l’initiative du  Président de la HAT Andry Rajoelina d’ouvrir les négociations aux autres mouvances. Rappelons qu’initialement, la discussion s’est seulement limitée aux quatre mouvances. Mais après le retrait aux négociations de Carlton vu que certains participants ont primé l'intérêt personnel sur l'intérêt de la Nation et après l’abstention à la réunion d’Addis-Abeba, le Président de la HAT manifesté son souhait d’élargir le débat aux autres mouvances. Dorénavant, les leaders des différents partis politiques malgaches, les membres de la société civile ainsi que les opérateurs économiques participeront aux négociations pour chercher ensemble une issue à la crise à Madagascar et pour que la charte de la Transition soit la plus inclusive et la plus consensuelle possible. Ainsi, toutes les forces vives malgaches pourront discuter ensemble de l’avenir du pays en faisant preuve de bonne foi et de patriotisme.

Ambohitsorohitra le 30 juillet 2009

 

Le porte parole de la Présidence de la HAT



MEDIA RELEASE

SADC MEDIATION IN MADAGASCAR

21 JULY 2009

SHERATON HOTEL, ADDIS ABABA

The SADC Mediation Team led by His Excellency Joaquim Chissano has become aware of the recent developments in Madagascar relating to armed attacks and attempted bombings in Antananarivo. The SADC Mediation condemns these senseless acts of violence in the strongest terms possible and considers them as seriously undermining efforts to create a conducive environment for an inclusive dialogue aimed at returning the country into constitutional normalcy.

The SADC Mediation appeals to all Malagasy to remain calm and not be detracted from the search of peace and stability in the country. At the same time, the SADC Mediation Team calls upon the perpetrators of such violent acts to forthwith refrain from such activities and give dialogue and peace a chance. Additionally, the SADC Mediation Team urges all the Malagasy stakeholders to remain steadfast in pursuit of a peaceful solution for the problems of Madagascar. The SADC Mediation Team will remain seized of the developments in the country.

Done in Addis Ababa
21 July 2009


Extraits du discours de SEM Jean Marc Chataigner Ambassadeur de France à Madagascar

14 juillet 2009 – Résidence de France Ivandry


Transcription
 (…) Allez-vous me dire qu’elle est la position de la France -j’entends beaucoup de choses…- ? Et bien la position de la France, comme celle de l’Union européenne, la position de la France est simple : c’est celle de l’Onu, c’est celle de l’Union africaine, c’est celle de la Sadc, c’est celle de l’Organisation internationale de la francophonie, c’est celle de la Communauté internationale qu’elle a exprimée lors de la réunion du Groupe de contact d’Addis-Abeba du 30 avril. C’est celle, justement, de cet appui à une solution politique malgache inclusive, pour gérer la transition vers la résolution d’un nouvel ordre constitutionnel. Tout le reste, tout le reste n’est que littérature et commentaires. On nous demande souvent si la France reconnaît le gouvernement de la Haute autorité de transition : Ma réponse est ultra simple : la France ne reconnaît pas des gouvernements. Elle ne reconnaît donc pas plus celui-ci que le président ou le suivant. La France reconnaît les Etats donc elle reconnaît Madagascar. La France est totalement solidaire de la Communauté internationale pour dire à la HAT et aux mouvances politiques malgaches qu’une sortie de crise entièrement unilatérale créerait  plus de problèmes qu’elle n’en résoudrait (…).

 (…) Pour ce qui est de notre poutre (de la parabole biblique de la paille et de la poutre), je pense à la France, je pense à la Communauté internationale. Je pense qu’il faudra aussi qu’on s’interroge sur certaines positions que nous avons pu prendre l’an passé, que nous n’avons pas prises, parce l’important ce n’est pas dans ce qu’on fait mais l’important est aussi dans ce qu’on ne fait pas. Pourquoi sommes-nous restés silencieux quand les choses ont commencé à se détériorer, après l’immense espoir populaire de 2002). Pourquoi nos institutions internationales financières n’ont-elles rien dit lorsque l’Etat a favorisé les intérêts d’un grand monopole privé? Il lui a accordé des avantages indus par rapport à ses concurrents. Pourquoi la Communauté diplomatique n’a-t-elle pas protesté ou pas assez énergiquement ou pas suffisamment lorsque les atteintes à l’Etat de droit se sont multipliées. Lorsqu’il y a eu des emprisonnements, des arrestations arbitraires et je sais qu’il y en a qui en ont subi qui sont parmi nous. Pourquoi n’avons pas protesté assez fort lorsque des entraves ont été mises à la liberté de la presse et d’expression et lorsque, parfois, la peur –certains d’entre vous l’ont dit- ont gagné les cœurs ? Si nous avions parlé plus fort, si nous n’avions pas donné une confiance excessive à de bonnes paroles technocratiques qui nous ont été prodiguées ; si nous avions décidé plus tôt de suspendre de nos aides budgétaires, si nous avions été réellement exigeants et rigoureux dans le contrôle des comptes publics et la dénonciation des conflits d’intérêts, peut-être que ces dérives ne se seraient pas produites. Peut-être que les dirigeants d'alors nous remercieraient-ils pour notre franchise et les conseils donnés. Peut-être que Madagascar aurait-elle pu continuer son développement sur de bons rails et affronter la crise économique mondiale dans de meilleures conditions (...)

 ( …) J’ai, bien sûr, une pensée émue, une  pensée très émue pour les dizaines de civils innocents qui ont été tués devant le Palais présidentiel, le 7 février 2009. Plus largement aussi, j’ai aussi cette pensée émue pour toutes les  victimes de cette crise politique ; toutes celles qui ont souffert ; toutes celles qui ont perdu un ou une de leurs proches ; toutes celles qui ont subi des exactions. Le pardon qui viendra le jour venu, ne devra pas exclure la justice. Si l’appui international est nécessaire pour établir la vérité, il devra être sollicité (…).
 (…) Les accusations, que je ne balayerai pas d’un revers de main, même si elles sont souvent constituées d’insinuations sans fondements, d’interprétations malveillantes, de rumeurs… Tout ce qui est excessif est quand même insignifiant. Non ? Elles auraient été prises avec mépris si elles n’avaient pas été reprises  par des hommes politiques que, par ailleurs, nous estimons et que nous respectons. Je vous crois pour ces derniers, pour ces hommes politiques, que leurs paroles, prononcées sans doute sous le coup de l’énervement, sous le coup de la colère -toujours mauvaise conseillère-, qui ont trahi les pensées de leurs auteurs. Je remercie, d’ailleurs, les nombreux anciens ministres, les très nombreux parlementaires qui sont ici présents, pour les excuses personnelles qu’ils m’ont présenté, pour ce qu’ils estimaient, eux-mêmes, largement déplacé. Je vous rappelle avec la plus grande solennité, avec la plus grande fermeté, en vous de le répéter partout où vous pouvez : la France ne peut rester indifférente à ce qui se passe à Madagascar. Nous ne pouvons pas être indifférents. Mais nous ne pouvons pas nous ingérer dans les affaires d’un Etat partenaire et souverain (…).



26 juin 2009 à l'Ambassade malgache de l'ile Maurice

Allocution de S.E M Bruno Ranarivelo

National Day 26 Juin 2009.

Monsieur le Président de la République et Madame Lady Jugnauth.

Mesdames et Messieurs les députés. Monsieur le secrétaire Général de la COI.

Mes collègues, membres du Corps diplomatique Chers amis et compatriotes, Mesdames et Messieurs.

Comme chaque année, c’est toujours un grand plaisir de vous recevoir à la résidence de Madagascar.

Cette année revêt toutefois une importance particulière compte tenu des moments difficiles que la grande Ile vient de traverser et je tiens à vous remercier, Monsieur le Président, ainsi que le gouvernement, de bien avoir voulu différencier, comme votre présence le confirme, d’une part, les liens d’amitié et de proximité qui caractérisent nos relations et d’autre part des problèmes politiques ponctuels prévalant à Madagascar.

La célébration d’une fête nationale s’adresse en premier lieu au peuple concerné et je vous remercie, Monsieur le Président, d’avoir présenté vos vœux à celui de Madagascar.

Permettez-moi de revenir sur nos relations : comme vous le savez, la communauté Mauricienne à Madagascar est nombreuse, active, prospère et participe à la création de milliers d’emplois. Madagascar est, et restera une importante zone de l’expansion économique de Maurice et notre appartenance commune à la COI, espace de solidarité et de proximité dans lequel Maurice et Madagascar pratiquent avec succès le libre échange, nous rapproche encore davantage. A Maurice , la communauté Malgache composée d’un millier de personnes, s’est toujours bien intégrée et représente une main d’œuvre habile, laborieuse. Elle participe activement au développement de plusieurs secteurs d’activités notamment du textile. Ce sont des réalités auxquelles nos deux pays sont confrontés et qu’il leur faut intégrer en toutes circonstances, car nous savons combien le gouvernement Mauricien est attentif à l’actualité de Madagascar.

Par ailleurs, la voix de Maurice auprès des organisations régionales est reconnue comme l’une des plus influentes et qui peut mieux, que votre pays, Monsieur le Président, se faire l’avocat de Madagascar, et ainsi contribuer à conforter la paix sociale, économique et politique ? En effet, dans la région, l’avis que peut donner Maurice sur Madagascar est un des plus éclairés, car aucun autre pays n’a autant d’affinités avec notre île.

Je pense inutile Monsieur le Président de rappeler les multiples liens historiques, culturels et économiques tissés entre nos deux pays au fil des années.

Nous vous remercions par avance pour tous vos efforts.

Je vous invite à présent à porter un toast à la santé de Monsieur le Président de la République de Maurice et à la prospérité du peuple Mauricien.


Andry Rajoelina le 22 juin 2009
A propos de la décision de la SADC


« Nous avons toujours été prêts pour le dialogue ! Ce dialogue se poursuit. Néanmoins, la transition doit poursuivre son travail, sa mission qui d’organiser les  Assises régionales, des Assises nationales et l’organisation des élections. C’est la mission principale de la HAT et c’est la route que nous allons poursuivre »


Comment voyez-vous la nomination de M. Joachim Chissano, en tant que  nouveau médiateur envoyé par la SADC à Madagascar ? On sait ce qu’il a fait pour l’Afrique. Pourra-t-il faire avancer les choses ?


« Cette nomination devrait faire avancer les choses. Cependant,  la mission de la HAT doit constituer la priorité du moment. Nous allons donc la poursuivre et nous verrons bien sur quelles bases reposeront le dialogue. Mais je précise que, chez nous, la porte est grande ouverte, quel que soit le médiateur


La position des U.S.A.
selon SEM l'Ambassadeur Niels Marquardt



Antananarivo, le 09 juin 2009, 11h30
Conférence de presse du Ministre des Affaires Etrangères

Le Ministre des Affaires Etrangères, Ny Hasina Andriamanjato, a rencontré la presse locale ce jour au Ministère des Affaires Etrangères à Anosy.  L’intervention du Ministre des Affaires Etrangères est axée sur le thème de l’amnistie, un des points forts des négociations en ce moment. Son intervention a été suivie d’une série de questions-réponses avec les journalistes.

Devant la polémique suscitée par la question de l’amnistie, une condition préalable à l’examen de la Charte de la Transition, Ny Hasina Andriamanjato a tenu à apporter quelques explications sur cette procédure juridique. Selon Ny Hasina Andriamanjato, et conformément au Droit international, l’amnistie relève du domaine de la loi. Une déclaration politique ne suffit pas pour sa mise en œuvre.  La décision d’appliquer l’amnistie doit émaner du peuple, tout au moins de son représentant, en l’occurrence le pouvoir législatif. D’après ses termes, chacun s’accorde sur le principe de l’amnistie mais il faut respecter la procédure d’application. . Aussi, il évoque la nécessité de la mise en place d’un Congrès ou d’une Assemblée de la Transition ou d’attendre les élections législatives pour trancher sur la question. Parce que, toujours selon le Ministre des Affaires Etrangères, la HAT ne peut être à la fois juge et partie. En tout cas, a-t-il continué, il faut tenir compte de l’intérêt supérieur  de la Nation  tout en respectant la loi.

Quant aux questions des journalistes, elles portent essentiellement sur trois points : représentations extérieures de Madagascar, amnistie et négociations,  Comesa.

Concernant les représentations extérieures de Madagascar, des journalistes ont évoqués la situation des personnels d’ambassade et de leur traitement en cette période de transition. Le Ministre des Affaires Etrangères a rappelé que leur décret de nomination ou d’abrogation est    pris en Conseil des Ministres. Ceci est confirmé  par l’avis de la HCC  qui attribue ce pouvoir au Conseil des Ministres tout en le qualifiant de discrétionnaire.  Actuellement, la gestion des Ambassades dont les ambassadeurs se sont vus leur nomination abrogée,   est confiée au Premier Conseiller, qui assure la fonction de chargé  d’affaires ad intérim. Pour leur traitement, la procédure y afférente sera appliquée tout en respectant les droits des personnes concernées. D’ ailleurs, le Ministre des Affaires Etrangères a lancé  un appel à l’endroit des responsables au sein de ces représentations de respecter la souveraineté et  l’image de Madagascar.

Parlant de l’amnistie et le cours des négociations, le Ministre des Affaires Etrangères a déclaré que la suite des négociations dépende des participants. Pour la mouvance Andry Rajoelina, c’est l’intérêt supérieur de la Nation  qui prime. Quelques points forts demandent  encore à être discutés dans le cadre de  ces négociations. Mais le Ministre a affirmé que la majorité des participants s’accordent à dire qu’il s agit d’un conflit entre Malgaches et que la solution devrait se faire à Madagascar même. Revenant sur la question d’amnistie, il a insisté  sur le fait que la position de la mouvance Andry Rajoelina est une position commune à celle adoptée en Droit International et que deux experts en Droit Constitutionnel assistent les participants dans ces négociations. Selon,  le Ministre,   il faut voir loin et trouver des solutions justes et pérennes dans cette démarche.

En réponse sur la présence de l’ancien chef d’Etat au sommet de la  Comesa, le Ministre des affaires Etrangères a   fait savoir que lui-même a été invité  à ce Sommet. Mais à la dernière minute, les responsables de la Comesa lui a conseillé de rester sur place  en raison des responsabilités qui lui incombent,  surtout en cette période des négociations. En outre, il a souligné que, de source près des responsables de la Comesa,  aucune troupe militaire envoyée par la Comesa n’est prévue pour Madagascar, étant donné  qu’elle-même ne dispose d’un  tel moyen. La Comesa, étant un organisme à vocation économique n’est  jamais intervenue  jusqu’ ici dans un conflit politique impliquant  un de ses membres.


Belgique - Les consultations politiques entre l'Union européenne (UE) et Madagascar s'ouvriront le 7 juillet prochain à Bruxelles. La délégation européenne sera conduite par la Suède, pays qui assurera à partir du 1er juillet la présidence en exercice de l'UE, au terme du mandat de la République tchèque.





SEM Jean Claude Boidin,
Ambassadeur résident de la Commission de l’Union Européenne à Madagascar

A propos de la crise et de sa sortie à Madagascar :

« Il y a eu une crise due à un certain volume de frustration, qui s’est accumulé au fil des années et qui a fini par exploser. C’est comme une soif de justice sociale, une soif de richesse, comme une sorte d’ouverture démocratique et comme une soif de progrès  économique mieux réparti (…) le consensus consiste à écouter chacun et à consigner tous les points de vue. Je ne sais pas si le retour de Marc Ravalomanana, exigé par une certaine force, est indispensable ; je ne sais pas si c’est le seul moyen de parvenir à un consensus. Aux différentes forces politiques et d’opinion (malgaches surtout) d’en discuter et d’en débattre.
( Source : Madagascar Laza)

SEM Jean Claude Boidin saluant M. Andry Rajoelina qui venait d'être élu Maire de la ville d'Antananarivo