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COMMUNIQUE DE PRESSE
Déclaration politique du Président de la Haute Autorité de la Transition
Antsonjombe - Jeudi 02 Septembre 2010
En marge de la cérémonie de pose de la première pierre du « Théâtre et Centre d’Exposition d’Antsonjombe », le Président de la Haute Autorité, SEM Andry Nirina RAJOELINA, a répondu aux questions des membres de la presse sur la situation politique actuelle.
Le Chef de l’Etat a souligné que « nous devons avancer vers les élections. Il faut désormais travailler. J’ai déjà donné rendez-vous dans 6 mois. Ce moment venu, chacun pourrait évaluer les travaux réalisés par le régime transitoire ».
Concernant la réunion politique de Vontovorona, le Président de la HAT a déclaré que « nous sommes actuellement sur la bonne voie vers les élections. La majorité se rend compte de l’importance et de la nécessité d’avancer vers ces élections. Si certains persistent encore à boycotter cette marche vers les élections, la majorité ne peut pas les attendre ». Le Chef de l’Etat a également saisi cette occasion pour souligner que « le régime actuel a déjà fait beaucoup de concessions ».
En ce qui concerne l’Ordonnance portant Loi des Finances Rectificative pour cette année 2010, le Président de la Haute Autorité de la Transition d’indiquer que, « dans le cadre de l'austérité budgétaire prônée par le régime actuel, le budget de la Présidence de la Haute Autorité de la Transition a été également révisé à la baisse, de l’ordre de 50%. Ce budget rectificatif est de 516 milliards d'Ariary, soit une baisse de l’ordre de 44% ». Et lui de souligner que « 50% de ce budget de la Présidence de la Haute Autorité de Transition sont destinés à des actions touchant directement la population, dont la construction des centres hospitaliers, des stades, etc… ». Au niveau des ministères et des autres Institutions, les investissements ont été revus à la baisse, mais le budget de fonctionnement n'a pas été rectifié.
« Les 100 millions de dollars de Soalala vont servir de Fonds d’appui de la Présidence pour réaliser, de concert avec les ministères, tous les projets du régime actuel ». « Les précédents régimes ont été au pouvoir durant de longues années, mais ils ne se sont souciés de quelques secteurs pourtant cruciaux pour le vécu du Peuple. Certes, nous n’avons que très peu de temps devant nous mais nous allons exécuter d’importants travaux pendant cette courte période de la Transition. C’est un défi », a lancé le Président de la Haute Autorité de la Transition.
Ambohitsorohitra, le 02 Septembre 2010
La Direction de la Communication
à la Présidence de la Haute Autorité de la Transition
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Vendredi 13 août 2010, Centre de Conférences International d'Ivato
Date unique et sans précédent; date historique à marquer d'une pierre blanche dans
la vie de la Nation que ce vendredi 13 août 2010. Date qui revêt une grande
importance car tous les citoyens malgaches, dans leur majorité et sans exclusive,
sont convaincus qu'il n'est plus nécessaire d'amener la crise malgache à l'extérieur
et au-devant d'une médiation internationale. En effet, seule une solution entre
Malgaches est viable pour définir l'avenir de notre patrie commune. Conscients de
cette réalité, chacun d'entre nous a pris ses responsabilités. Personnellement, j'ai
lancé un appel aux « Raiamandreny mijoro » et les chefs traditionnels ainsi que la
société civile et les chefs de partis et d'associations politiques. Ce, pour
chercher ensemble une solution malgacho-malgache pour une crise malgache. Vous avez
tous répondu à cet appel et je vous remercie du fond du cour pour le patriotisme
dont vous avez fait montre.
En ce qui concerne les affaires d'ordre politique, nous avons procédé aujourd'hui, à
la cérémonie officielle et solennelle de signature de l'accord politique concernant
la gestion de la transition et la réorganisation des partis politiques. Une semaine
s'est écoulée depuis notre rencontre au Palais d'Iavoloha, selon la demande des
chefs de parti, membres de l'espace de concertation politique. A ce moment, vous
m'avez transmis un projet d'accord politique que vous avez, vous-mêmes, préparé. A
l'issue de cette première rencontre, j'avais demandé à ce que cet accord soit
finalisé aussi vite que faire se peut et que la date du mercredi 11 août sera celle
de cette finalisation. J'avais aussi lancé un appel aux autres partis consistant à
s'impliquer dans cet accord pour qu'il n'y ait aucune exclusivité. Nombreux ont été
ceux qui ont répondu à cet appel. Remercions Dieu car, mercredi dernier, les échanges d'idées, les concertations entre vous ont débouché au présent accord
politique. Cela a duré trois jours. Mais cela a surtout démontré que les Malgaches
entre eux peuvent discuter, tomber d'accord sans avoir besoin de médiateurs étrangers.
Aujourd'hui, j'ai quelques suggestions à soumettre à chacun d'entre vous. En effet,
selon mon vou le plus sincère, que les générations malgaches futures ne connaissent
jamais plus de réunions comme celles de Maputo, Addis-Abeba et Prétoria. Je suis
conscient que les pourparlers ont été âpres. Néanmoins, les idées ont convergé car
l'humilité a régné. Mesdames et Messieurs, nous sommes tous empressés d'ériger la
IVè république et tous les Malgaches sont impatients d'aller au suffrage universel.
Actuellement, nous sommes sur la bonne voie, à travers cet accord que nous avons
signé aujourd'hui. Il y a, cependant, quelques points sur lesquels je voudrais
attirer l'attention des citoyens malgaches sans exception, dans le cadre de cet
accord. La majorité des signataires ont convenu de la nécessité d'organiser une
Conférence nationale, à partir du 30 août 2010, selon les recommandations des «
raiamandreny mijoro » et les membres de la société civile. Il a été également
convenu que le referendum constitutionnel aura bel et bien lieu le 17 novembre 2010; que les élections législatives auront lieu le 16 mars 2011 et que l'élection de
celui qui présidera la IVè république, sera organisée le 4 mai 2011.
Nous sommes tous d'accord et nous acceptons tous que la tenue d'élections constitue
la seule et unique voie pour en terminer définitivement avec cette crise que
traverse actuellement le pays. Voilà pourquoi nous avons convenu ensemble de ce
calendrier électoral. J'avais émis le souhait pour (j'avais émis le souhait que)
que ces élections aient lieu dans le plus brefs des délais. Mais, après les divers échanges de points de vue, surtout concernant l'aspect technique de ces élections,
les dates citées sont les seules viables et retenues par tous. A partir
d'aujourd'hui, il ne doit plus (il ne doit plus y avoir) avoir quelqu'un qui pourra
dire que cette décision émane d'une seule personne, parce que ce sont tous ceux qui
vont participer aux élections successives qui ont décidé de ce calendrier électoral.
Secundo: tous les partis politiques qui ont présenté un candidat, lors de la
dernière élection présidentielle, sont signataires de cet accord politique: le
PSDUN, avec M. Lahiniriko Jean; le MTS avec M. Roland Ratsiraka; le LEADER FANILO
avec feu Herizo Razafimahaleo; l'AVI avec M. Ratsirahonana Norbert;
l'AKFM-FANAVAOZANA avec M. Ny Hasina Andriamanjato; NY FIHAVANAN-TSIKA avec M.
Rajakoba Daniel; TAMBATRA avec M. Pety Rakotoniaina et MADAGASIKARA AN-TSIKA avec
Mme Elia Ravelomanantsoa. Concernant le TIM qui a présenté l'ancien président [Marc
Ravalomanana], il est signataire de cet accord politique avec M. Raharinaivo
Randrianantoandro.
Voilà les candidats qui ont eu le plus de voix lors de la dernière élection
présidentielle. Or, à l'issue de cette présidentielle de 2006, beaucoup de partis
politiques ont décidé de ne plus participer aux élections de 2007 et 2008,
conscients que les règles de jeu n'étaient pas claires, et contraires aux réalités
qui prévalaient à l'époque. Actuellement, aujourd'hui, tous les partis politiques,
en particulier ceux que je n'ai pas cité (cités), ont chacun un candidat à présenter
pour notre entrée dans la IVè république. Et ils ont tous signé cet accord
politique. Cela signifie un paradoxe, par rapport avec (par rapport à) ce qui s'est
passé en 2007 et en 2008. En effet, la majorité est tombée d'accord sur la nécessité
d'organiser des élections auxquelles tous participeront.
Mesdames et Messieurs.
Le troisième point que je voudrais soulever est celui-ci: il ne faut pas qu'il y
ait ni mauvaises interprétations ni changements intempestifs du contenu de cet
accord politique. Par exemple, j'ai ouï dire que cet accord permettait déjà une
amnistie. Or, ce qui y est écrit est simple: les questions relevant de l'amnistie
seront abordées durant la Conférence nationale. Il en sera de même à propos de
l'impunité. En un mot, ces aspects [amnistie et impunité] seront discutés lors de la
Conférence nationale. Par ailleurs, le pouvoir de transition reste ouvert et à
la volonté d'oeuvrer de concert avec toutes les personnes de bonne volonté. Je vous
demande donc à vous tous, simples citoyens et politiciens, de faire montre de la
sagesse que vous avez démontré, que nous avons démontré lors des travaux pour la
finalisation de cet accord politique. Que l'avenir de la Nation et celui des
générations futures prime sur des sempiternelles batailles de chaises. Aujourd'hui,
nous avons démontré que nous pouvons dépasser ces considérations, et nous le
démontrerons encore demain.
Enfin, le dernier point sur lequel je voulais vous entretenir est le suivant: cet
accord politique est ouvert à tous les partis politiques, sans restriction. Ceux qui
veulent encore en être les signataires sont toujours les bienvenus. Aussi, au nom de
l'intérêt supérieur de la Nation; au nom du Patriotisme: unissons nos forces pour
terminer cette crise politique qui mine la vie de la nation toute entière. Nous
sommes pleinement en route vers l'avènement de la IVè république dont le calendrier électoral est une étape primordiale. Malgaches mes compatriotes, redoublons
d'ardeur, le renouveau pointe à l'horizon. Aucun parti politique, aucun citoyen n'a
Madagascar pour ennemi. Que le Patriotisme guide chacun de nous, comme nous l'avons
démontré en ce jour.
Misaotra Tompokolahy, mankasitraka Tompokovavy.
Andry Nirina Rajoelina, Président de la Transition |
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Le Président Andry Rajoelina,
Palais d’Etat Iavoloha, le 6 août 2010

La première chose que je vais vous dire est que dialoguer et s’entretenir constituent toujours une bonne chose. Et s’il existe des problèmes inhérents à tout un chacun, surtout dans le domaine de la politique, rien ne vaut le rapprochement et le dialogue. Je pense qu’avec cette présence massive aujourd’hui, les politiciens [malgaches] ont franchi un grand pas en avant. Je salue cette rencontre de ce jour entre vous, entre nous Ce grand pas en avant devrait faire la fierté de tous les politiciens. Car ce n’est un secret pour personne de dévoiler que le peuple malgache est totalement déçu par leurs politiciens. Nous en sommes pleinement conscients. Plus encore, beaucoup sont ceux qui n’espèrent vraiment plus rien du tout des politiciens. Or, c’est à propos du peuple, justement, que nous avons discuté aujourd’hui. Aussi, si tant est que nous avons une once d’empathie envers ce peuple, qu’est-ce qui nous empêche alors d’arrêter les dates concernant les futures élections ? Ce qui est d’ailleurs inscrit dans cet accord politique de base que j’ai sous les yeux.
Ce que le peuple attend de nous c’est de savoir quand aurons lieu ces élections. Pourquoi ne pourrons-nous pas nous entendre, étant donné que ce sont surtout les politiciens qui seront candidats à ces élections ? Est-ce que les politiciens ne pourront jamais tomber d’accord pour sortir un calendrier commun sur la tenue de la Conférence nationale et des élections ? Voilà ce qui doit faire l’objet réel de nos préoccupations. Le reste, c’est-à-dire le partage ou non de la gestion de la transition,, pourra être discuté après, selon les vrais intérêts de la Nation. Pour le moment, nous les politiciens, nous devons nous pencher sérieusement pour connaître les vraies causes de tous les problèmes [politiques| traversés par le pays [depuis 50 ans] : la Constitution, la manière des politiciens d’être parvenus à un haut poste de responsabilité. J’ai donné un exemple jamais vécu au sein de ce pays. J’aurai bien pu m’accrocher à ce fauteuil du pouvoir, « pour le bien de la patrie ». Mais je suis conscient que notre pays doit être dirigé par l’alternance.

Le constat que j’ai dégagé lors des présentes discussions est que la majorité des politiciens ont passé leur temps à cracher leur mécontentement. Or, durant ces sept dernières années, beaucoup n’ont pas participé aux différentes élections. Pur quelles raisons ? tout simplement parce que tout n’était que mascarade électorale. Aujourd’hui, nous sommes conscients de la nécessité de dialoguer, de s’échanger les idées et nous en avons la volonté de le faire sans préjugés. Ce, pour mettre en place un système électoral transparent et équitable. Ici, j’utiliserai un des arguments de que j’ai entendu tout à l’heure : les politiciens doivent avoir le cran de se présenter aux futures élections, s’ils prétendre être de vrais politiciens. Je salue donc particulièrement le parti Tim [fondé par Marc Ravalomanana] pour sa représentativité sinon sa présence parmi nous, aujourd’hui. Si le parti Tim est bien ici, ce la signifie qu’il est prêt à s’aligner sur le starting block des élections à venir. Chaque parti devrait suivre cet exemple.
A partir de cette volonté, je pense qu’il est donc important pour nous de nous pencher ensemble sur la révision de la Constitution, la solution la meilleure pour qu’il n’y ait plus de crise cyclique dans notre pays. Nous devons extirper les vraies racines qui ont amené à tous ces abus de pouvoir que notre nation a connu et vécu. Je vais vous donner un exemple, dans le domaine de la gouvernance. Tous les dirigeants qui se sont succédés depuis ont eu une vision très personnelle dans la manière d’emprunter des fonds à l’extérieur. Mais au final, ce sont des dettes se chiffrant en milliards [de dollars] qu’ont hérité les générations présentes. Notre priorité est donc de chercher et trouver le meilleur moyen pour que cela ne se reproduise plus et pour que l’opinion publique malgache soit au courant de ma manière de gouverner des dirigeants à venir. La CENI (Commission électorale nationale indépendante) vient d’être mis en place, ce qui est un bon début. Ainsi, ce n’est plus à l’Etat que revient l’organisation du processus électoral. Comment étoffer cette CENI ? Nous pouvons en discuter. Comment améliorer la couverture territoriale pour que dans chaque bureau de vote, chaque candidat possède un représentant ? Qu’est-ce qui nous empêche de nous concentrer sur ces facteurs indéniable de transparence ?

Ici, j’attire votre attention sur le fait que, lorsque c’était l’Etat qui organisait les élections, les bulletins de certains candidats n’atterrissaient jamais dans de nombreux bureaux de vote à travers le pays [surtout ceux des « opposants »]. Car c’était l’Etat qui se chargeait de la répartition de ces bulletins. Actuellement, nous sommes tous tombés d’accord sur l’utilisation du bulletin unique, garant de l’égalité de chance de tous les candidats sans exclusive. Concernant cet accord de base que j’ai sous les yeux : je ne peux me prononcer ni négativement ni positivement. Je tiens plutôt à vous rappeler que des accords politiques, il y en a eu. La répartition des postes avait même été clairement arrêtée. A l’époque, il était question de mouvances. Actuellement, il existe une demande forte pour un remaniement gouvernemental. Or, depuis le mois d’août de l’an dernier, rien de tout cela n’a été possible pour diverses raisons. Aussi, si vraiment nous les politiciens, sommes conscients que le peuple souffre le martyre ; si nous sommes conscients que nous devons avancer vers la Ive république, il faut que nous tombons d’accord sur un calendrier électoral établi communément.
A mon avis, il est primordial que la période de transition prenne fin dans les meilleurs des délais. Voyez l’exemple de la Côte d’Ivoire : le partage du pouvoir a amené à cinq ans de transition. Ayant débuté en 2005, ce n’est qu’hier (5 août) qu’il a été décidé que des élections y seront organisées en octobre prochain. Je ne suis pas d’accord si c’est cet exemple que nous voulons suivre car ce n’est pas non plus ce que le peuple, les citoyens attendent de nous. Mais je suis d’accord sur toutes les discussions et échanges d’idées que nous aurons dans le cadre de tous les accords que nous voudrons. Mais, auparavant, nous devons tomber d’accord sur les dates de la Conférence nationale, des élections. Et cela ne peut attendre une semaine, un mois. C’est une question de jours. Ce n’est après seulement que nous nous pencherons sur cet accord politique. Je le répète encore : penchons-nous d’abord sur les intérêts du peuple malgache qui attend impatiemment les élections. Auxquelles tout un chacun se doit d’avoir la volonté d’affronter. Voilà les suggestions que je souhaitais partager à tous. J’ajouterai aussi, en reprenant les termes d’un de nos amis politiciens, tout à l’heure. Il n’y aura aucun accord viable sans que nous ne nous entendons pas tous, pour être au même diapason ; il n’y aura aucun accord viable sans l’acceptation du pouvoir de transition ; il n’y aura aucun accord viable si nous tous ne l’acceptons pas. Quoi qu’il en soit, nous sommes tous d’accord sur le fait que nous Malgaches entre nous, nous pouvons trouver des solutions à nos problèmes propres. Aussi, je demeure confiant de la suite de notre dialogue. Que nous le voulons ou non, il appartient aux politiciens d’être les acteurs actifs dans la conduite des affaires de la Nation. Il est temps de cesser de donner de fausses illusions au peuple malgache. Osez vous présenter aux élections à venir. Ensuite, nous nous pencherons sur ce qui est compatible avec les réalités du moment, avec les aspirations de tout un chacun, dans cet accord politique qui devra être réactualisé. [Après d’autres rencontres les 9 et 19 août], donnons-nous rendez-vous mercredi qui vient [11 août 2010]
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Kabarin’ny Filohan’ny Fahefana Avon’ny Tetezamita
Andriamatoa Andry RAJOELINA
Faha-50 taonan’ny Fahaleovantena - 26 Jiona 2010
Ry vahoaka Malagasy Mpiray Tanindrazana;
Ny andro androany no azo ambara fa tena “ Andro iray toa zato”!
“Andro izay toa zato” tokoa satria feno 50 Taona ny niverenan’ny Fahaleovantenan’ny Madagasikara!
“Andro iray toa zato” koa, satria feno 50 Taona androany ihany koa ny nijoroan’ny Foloanlindahy Malagasy!
Noho izany dia:
– Arabaina ny “Ambanilanitra” tratry izao Asaramanitra tsy manam-paharoa izao
– Arabaina ianao ry Madagasikara – Tanindrazanay – Maminay!
– Arabaina ianareo Foloalindahy – Tandroka Mpiaro anay – Reharehanay!
Mitsidika ny isan-tokan-trano koa ny tenako, ka amin-kafaliana no itondràko ny Fiarahabàna feno – ombam-pitiavana ho an’ny Malagasy tsirairay avy!
Tompokolahy sy Tompokovavy,
Sarobidy tokoa ny Fahaleovantena satria izany Fahaleovatena izany no fototry ny “Fiandrianana”;
“Fiandrianana” izay masina loatra ka miteraka ny “ Ambom-po”,
Ary “Ambom-po” sy “Fitiavan-Tanindrazana” izany no nanosika ireo Ray aman-dRenintsika anohitra sy anosika ny mpanjanaka, ka nandatsahany ny râny mba iverenan’ny Fiandrianan’I Madagasikara.
Matoa isika mifaly sy miravo amin’izao vanim-potoana izao, dia satria nisy ny tolona mahery vaika natrehan’izy ireo ho an’ity Nosy malalantsika ity. Tao:
– Ireo Ray amandreny MENALAMBA;
– Ireo VVS;
– Ireo Tia Tanindrazana rehetra nanerana ny Nosy tamin’ny taona 1947
– Ary teo koa ireo olom-pirenena marobe tsy mba fantatra anarana akory, izay nampijaliana sy novonoina tany amin’ny Faritra rehetra tany…
Tompokolahy sy Tompokovavy,
“Fanilo Miampita” ho an’ny Taranaka mifandimby ny fitandroana toy ny anaka andriamaso ny Fiandrianam-Pirenena.
Rehefa mijoro sy mitraka tokoa mantsy ny Malagasy dia nandresy ka azo ny fahaleovan-tena.
Ady vaovao indray no natrehin’ny Vahoaka Malagasy nandritra izay 50 taona lasa izay, dia ny Ady ialàna amin’ny Fahantrana.
Fahantrana indrisy izany nateraky ny ady pôlitika sy fibahanan-toerana.
Ankehitriny dia mbola milofo amin’ny hametrahana Rafitra Pôlitika sy Toe-karena ary Fiaraha-monina vaovao isika.
Ry Vahoaka Malagasy,
Hisotomantsika lesona ny lasa.
1960-2010, feno 50 taona androany ny fahafahan’ny Malagasy, ary ny fanambintsika sy ny andraindraina izao dia ho avy tsaratsara kokoa.
Ka ny anio hahomby kokoa noho ny omaly, ary ny ampitso hamiratra kokoa noho ny androany.
Andeha àry isika hifanome tànana, hanome izay tsara indrindra ary hanandratra ny hambompom-pirenena ho tombotsoan’ny Nosy mamintsika.
Ilaina noho izany ny handrafetana “Lalàmpanorenana Vaovao” mifanaraka amin’ny filàn’ny olom-pirenena rehetra ary atokisan’ny Daholobe, mba ho Fototra mafy ho lovain’ny Fitondrana rehetra hifandimby.
Ry Vahoaka Malagasy Mpiray Tanindrazana!
Mino sy matoky ny tenako fa ny “Fahendrena” sy ny “Soa toavina Malagasy” ary ny “Fitiavan-Tanindrazana Marina”, no holalaintsika mandrakariva, satria izany no loharanon’ny hambompom-pirenena.
Ankasitrahana ny heripon’ny Malagasy rehetra nikolokoly ny fahafahana, ao anatin’ny sarotra, ka nahatongavantsika amin’izao vaninandro tsy manam-paharoa izao.
Ny faniriana mivaivay dia ity: enga anie ny 50 taona manaraka, mba ho 50 taonan’ny fandrosoana, ao anatin’ny fivoarana feno fanantenana.
Masina loatra ny Firenena ka andeha izay tsara indridra no omena, satria ny tsara sitrak’Andriamanitra! Ho tanteraka anie ny sitrapony!
Misaotra Tompokolahy – Mankasitraka Tompokovavy!
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DISCOURS TELEVISE
DU 12 MAI 2010

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